En effet, l’APC de Seddouk à répondu favorablement et aussitôt à la demande des notables à ce sujet en dépêchant une niveleuse qui nettoie les pistes, et ce pour permettre l’accès facile aux champs par des moyens carrossables et autres et par ricochet l’engrangement dans de bonnes conditions des productions. Même la nature a été de la partie en gratifiant ces jours-ci les agriculteurs d’un soleil automnal qui fait sécher le sol devenu glissant après les dernières pluies qui ne s’étaient pas arrêtées depuis l’Aïd. « Pourvu que ce soleil dure jusqu’à la fin de la campagne », dira un fellah. Les agriculteurs en ce qui les concerne, ont terminé le travail qu’il faut par le nettoiement des broussailles tout autour des arbres ce qui permettrait de ramasser le produit sans avoir des blessures aux membres. Une animation fébrile s’était installée dans les champs avec des échos de coup de hache et autres qu’on entend de très loin. Si l’on s’en tient à cela, des brasiers géants dégageant des fumées blanches qui colonisent l’air comme des nuages cotonneux sont visibles aussi de très loin.
Dans le village, ces travaux créaient une certaine concurrence entre les citoyens ou chacun cherche à imiter le voisin ou à le dépasser dans les travaux bien faits. Ceux qui ne peuvent se permettre de mener les travaux par eux-mêmes comme les personnes âgées ou malades engagent des ouvriers pour le faire. Le moins que l’on puisse dire que cette campagne qui s’annonce prometteuse ne fera que des heureux parmi les fellahs lesquels attendent impatiemment la date butoir pour son lancement. Il faut dire aussi qu’en matière d’huile d’olive, rares sont ceux qui ont encore de quoi terminer l’année avec les piètres productions des deux dernières années. Les huileries, concernées par cette campagne d’après les fellahs, ne sont pas en reste, leurs exploitations sont fin prêtes pour recevoir les productions. Les cours bien nettoyées, les équipements mis au point par des entretiens et des essais relatifs son terminés.
Les gérants n’attendent que le jour « J » pour mettre en branle les machines. Dans tout cela, les gens de la ville, notamment les consommateurs de ce précieux liquide prêtent toute ouïe à des spéculations qui vont bon train sur la baisse des prix de l’huile d’olive basant leurs analyses sur une surproduction qui casserait les prix.
L. Beddar
