Il est indéniable que l’ex-Mirabeau a connu, ces dernières années, un développement spectaculaire. En effet, la petite bourgade coloniale agglutinée autour d’une rue principale d’à peine un kilomètre de longueur, fait désormais partie de l’histoire ancienne. Une ville nouvelle est née et se déploie aux quatre points cardinaux. De plus, bénéficiant de la proximité de Tizi Ouzou, elle tend de plus en plus à devenir sa plus proche banlieue, ce qui a induit un flux important de personnes et de véhicules dans toutes les directions. Ne possédant aucun plan d’aménagement, de parking ni d’aires de stationnement, la ville, pourtant de dimension moyenne, étouffe sous la circulation devenue de plus en plus difficile et paralysant toutes les activités commerciales. Actuellement, les véhicules de transport, communément appelés “fourgons” sont “dispatchés” dans trois lieux différents, plutôt trois trottoirs de rues différents ! Les voyageurs allant vers Sidi-Ali Bounab et ceux de Sidi Namane, prennent le transport à l’ouest de la ville. Ceux allant vers Tirmitine et Boghni empruntent les véhicules près de l’ancien cimetière chrétien au sud. Quant à ceux, allant vers Tizi Ouzou, les plus nombreux, ils se massent dans une petite ruelle de la cité Khellil au centre-ville et la concentration des personnes, des véhicules et des commerces s’ajoutent au “va-et-vient” du marché tout proche, créant ainsi une asphyxie et des “bouchons” quasi permanents au centre-ville ! Un peu d’imagination chez les responsables locaux aurait suffi pour trouver un terrain et lancer le projet d’une gare routière digne de ce nom, avec toutes les commodités nécessaires pour le voyageur et le transporteur. Et à Draâ Ben Khedda ce ne sont pas les terrains qui manquent, contrairement à d’autres communes moins nanties foncièrement et qui elles, disposent d’une gare routière !
Ahmed Bouammar
