Des édifices en attente de baptisations

Tout comme dans de nombreuses communes, à Ait Yahia Moussa, des édifices publics ne sont pas encore baptisés en dépit de la sollicitation du mouvement associatif.

Dans cet ordre d’idées, l’association Les Amis de Krim Belkacem a émis des propositions, selon son président. « Nous réitérons notre demande à ce que les autorités locales prennent en considération nos sollicitations au sujet de ces baptisations », nous à repondu à ce propos M. Omar Moussi. Et de nous expliciter ces proposition : « Nous avons demandé à ce que le CEM d’Iâllalen porte le nom de Talah Ahmed, un compagnon de Krim Belkacem ou du jeune Chaibet Hocine ». Ce dernier a été victime des événements douloureux du Printemps noir.

En effet, cet adolescent a été tué le 28 avril 2001 alors qu’il n’avait que 15 ans, cartable au dos. Allant dans le sens de cette logique, M. Omar Moussi pense qu’il est temps aussi de donner le nom de Krim Belkacem au lycée d’Ait Yahia Moussa.

« Krim Belkacem, l’un des héros de la Révolution, puis signataire des accords d’Evian est même ignoré dans sa région alors qu’on a baptisé des lieux ailleurs. On doit lui rendre cet hommage bien qu’il mérite plus », ajoute un autre interlocuteur.

En tout cas, les membres de l’association Krim Belkacem et Tarwa N’krim Belkacem œuvrent à ce que cet héros ait une place importante dans cette commune même si personne ne nie la valeur nationale et internationale de cet homme.

Il est attendu que le mouvement associatif et les autorités locales multiplient leurs efforts pour l’écriture de l’histoire de cette région qui s’est donnée corps et âme pour libérer le pays du joug colonial. « Nous demandons donc à ce que ces baptisations soient décidées dans les meilleurs délais », a conclu M. Omar Moussi, président de l’association Les Amis de Krim Belkacem d’Ait Yahia Moussa.

Amar Ouramdane