« Impossible de comprendre. C’est comme cette crise financière », ne cesse de répéter un client devant un étal achalandé de fruits et légumes. En effet, ce client est surpris de découvrir cette autre flambée des prix notamment des légumes. Pourtant, le samedi, jour de marché hebdomadaire, il y a tout de même une baisse de certains prix, mais c’est tout à fait le contraire.
Dans notre virée dans ce marché, nous avons relevé certains prix : tomate entre 70 et 90 dinars, chouffleur entre 40 et 60 DA le kilo, courgettes et céleris affichés à plus de 50 DA. Mais, la surprise vient de la pomme de terre qui en deux jours a grimpé jusqu’à 40 DA. Les clients sont étonnés en ne voyant plus la pomme de terre stockée dans les chambres froides cédée à 25 DA depuis le mois d’octobre dernier.
En tout cas, cette flambée est anormale, estiment aussi bien les marchands que les clients, car elle n’épargne aucun produit même ceux de saison. Ces prix font peur à plus d’un. « Avec 1000 DA, tu ne peux pas remplir un petit sac », nous répond un client qui était en discussion avec un marchand. Pour ce dernier, ces prix sont fixés par les grossistes. « Peut-être, c’est à cause des intempéries successives qui n’ont pas permis aux agriculteurs de faire leur récolte ». Ces derniers temps, nous avons aussi relevé que même les légumes secs tels les haricots blancs ou même les lentilles ne sont plus à la portée des bourses moyennes.
Un kilo de fayots est cédé à plus de 120 DA alors que les lentilles varient entre 80 et 90 DA si bien que certains consommateurs qui se rabattaient en hiver essentiellement sur ces produits les considèrent maintenant comme du luxe.
Quant au poulet, il a atteint lui aussi des prix exorbitants ; un poulet moyen se vend à plus de 800 DA c’est-à-dire à 280 DA le kilo. Cependant, le prix du plateau d’œufs frais est cédé à 300 DA à raison de 11 DA l’œuf moyen. Le consommateur ne sait comment trouver son compte si bien que l’austérité est de mise. Simple spéculation ou répercussion de la crise que traverse le monde ? Telle est la question que se posent les citoyens.
Amar Ouramdane
