Peine capitale, tel est le verdict prononcé avant-hier jeudi par le tribunal criminel près la cour de Boumerdès, à l’encontre d’un terroriste répondant au nom de Zeghli Saïd. Capturé en juin 2004 par l’ANP, à la périphérie de Beni-Amrane, cet ancien élément du GIA puis du GSPC originaire de Reghaia a répondu devant les dites assises des chefs d’accusation d’appartenance à groupe armé, d’homicide volontaire avec préméditation, de vol d’armes et d’instauration de la terreur parmi la population. Selon l’arrêt de renvoi, Saïd Zeghli, 40 ans, s’est rendu coupable, en compagnie d’autres acolytes de plus d’une quarantaine d’assassinats de civils et de membres des services de sécurité. Son ombre s’est profilée, au milieu des années 1990, derrière le massacre de trois familles à Réghaïa. les familles de Guermat et Mekhlouf avaient perdu, alors successivement 12 et 4 membres, suite à des incursions terroristes perpétrées par un groupe islamiste armé composé de 12 à 15 éléments, parmi lesquel figurait le sanguinaire sus-nommé. Avec d’autres acolystes, il a tué aussi dans la même période, à l’est d’Alger, cinq citoyens. Le même groupuscule terroriste avait attenté, en 1995, à la vie de cinq femmes du côté de Aïn El Kahla. Simultanément. Saïd Zeghli s’en est pris à un militaire en civil, non loin de Aïn Taya. Un attentat terroriste, qui s’ajouta, alors, au mitraillage d’un chaffeur de taxi, au moment où celui-ci transportait des policiers en tenue civile. Etendant ses exactions jusqu’à la frontière de Bouira, la même horde sanguinaire a planifié une embuscade meurtrière, près de Lakhdaria, où douze militaires ont péri. Le prévenu est accusé également d’avoir délesté un agent de sécurité de son kalachnikov, presque à la même période, dans la zone de Draâ Ben Khedda. L’inculpé a nié, lors de son comparution devant le juge, les faits qui lui sont reprochés. « Je n’étais qu’un simple terroriste » a-t-il cru bon de signaler, ajoutant qu’on ne peut lui imputer toutes ces tueries. Le représentant du ministère public a demandé, pour ce cas-là l’application des articles portant sur la peine de mort. Après les délibérations, le président du tribunal criminel en question, a retenu ladite condamnation. Même peine requise par contumace, lors des mêmes assises d’avant-hier, pour Hamid Saâdaoui, alias El Haythem, ex-bras droit de Hassan Hattab et Kiche Ferhat, ces deux terroristes ont été successivement abattus, l’un à Tizi-Ouzou et l’autre, au sud-est de Boumerdès, il y a moins d’une année, par les forces de sécurité.
Salim Haddou
