Les entrepreneurs engagés réclament leur dû

En juin 2005, la localité de Frikat avait accueilli la première fête nationale du couscous à l’initiative de la maison Lahlou.

Personne n’a oublié l’ambiance créée par cette rencontre. La plupart des expositions ont été abritées par le collège Frères-Sellam si bien que l’APC s’était engagée en effectuant quelques opérations de charme telle la réfection de la peinture auprès des entreprises privées. Selon les dernières informations, l’un des entrepreneurs a été finalement réglé, mais d’autres continuent à réclamer leur dû.

« Nous demandons notre argent ni plus ni moins. On ne sait pas pourquoi ailleurs les pouvoirs publics contribuent avec des aides financières alors qu’ici à Frikat, trois ans après, il n’y a rien », nous a déclaré l’un d’eux. Du côté des élus actuels rien à gratter. « Nous n’allons pas régler des dettes que nous n’avons pas contractées. Nous n’avons pas de quoi payer. Notre commune est pauvre », nous avait déclaré le maire de cette municipalité auquel nous avions posé la question. Malheureusement une telle fête ne s’est pas reproduite dans cette localité alors que ce rendez-vous était bien parti pour donner un essor économique pour la région.

Nous n’avons pas oublié ces patrons venus des autres wilayas qui avaient en tête de lancer des projets dans le cadre touristique. La beauté de la région et sa localisation à quelques kilomètres à vol d’oiseau du Djurdjura a intéressé plus d’un. Une deuxième édition aurait été une autre étape pour capitaliser ce patrimoine naturel de la région. Cette commune qui a vu naître le colonel Amar Ouamrane a tout de même des potentialités qui pourront lui donner un essor quand on sait que la moyenne entreprise s’est vite développée. On citera l’unité de fabrication des outils d’écriture et de traçage (STILINA du groupe GMC), les unités de fabrication du couscous traditionnel, de la poterie et autres petits métiers traditionnels qui commencent à renaître de leurs cendres. Les Frikatis attendent que de tels rendez-vous se renouvellent. « Vraiment, cette fête du couscous a animé notre commune durant quelques jours, puis c’est le calme plat », notera un jeune du chef-lieu.

Amar Ouramdane