La forêt en danger

La forêt d’Akfadou fait face à mille périls. Ce poumon du versant sud du Djurdjura, qui s’étend sur une superficie de plus de 1500 ha, se réduit comme peau de chagrin, en raison essentiellement d’une action anthropique perverse.

De la coupe illicite de bois aux incendies à répétition, en passant par la sécheresse, la pollution et les maladies, le rétrécissement de l’écosystème a atteint un seuil alarmant.

Des pans entiers du biotope partent en lambeaux, entraînant dans leurs sillage la disparition progressive de la biocénose, riche d’une multitude d’espèces et à la clef, c’est tout ce milieu foisonnant de vie et à l’équilibre fragile qui risque de vaciller. Intervenant, cette semaine, sur les ondes de Radio Soummam, le maire d’Akfadou, M. Azizi a dénoncé la déforestation sauvage dont est victime la forêt d’Akfadou : « Les coupes illicites destinées au chauffage ou pour en faire des pieds droits se multiplient », constate-t-il, amer.

« La protection de l’Akfadou est l’affaire de tous », tonne l’édile, qui ne manque pas de s’interroger, par ailleurs, sur le devenir du projet sectoriel, projetant la promotion de l’Akfadou en parc national, seul à même, selon lui, de soustraire l’écosystème à la prédation.

N. Maouche