Timechret à la rescousse des ménages

Le marché aux bestiaux improvisé à Bechloul quelques jours avant l’Aid n’a pas offert l’occasion aux petites bourses d’acheter un mouton à sacrifier à cette occasion.

Les prix affichés dépassent de trop les petites économies de plusieurs pères de familles qui sont rentrés bredouilles chez-eux. Et comme la culture kabyle est riche dans toutes ses dimensions, les citoyens se sont alors rabattus sur l’une des coutumes ancestrales qu’est Timechret. Notons bien sûr qu’en pareille circonstance, Timechret ne garde pas sa signification originale, puisque les citoyens qui en tireront profit sont ceux qui ont contribué avec une somme d’argent donnée alors que le démuni n’est pas associé à l’action.

Pour ce faire donc, les habitants des différents villages qui relèvent de la commune d’El-Adjiba et qui ont choisi cette option se sont scindés en groupes de sept à dix personnes et ont acheté des bovins. Le jour du sacrifice, les participants à cette action ont eu chacun leur part de viande en fonction de la somme versée. Et les personnes rencontrées nous ont déclaré : « Le coût de la viande nous revient moins cher par rapport aux boucheries ». D’autres par contre, en dépit des prix excessifs des ovins, ont acheté des moutons qu’ils ont sacrifiés en guise de « sounna » comme le stipule la religion musulmane.

Quant aux maquignons, le seul argument qu’ils avancent par rapport à la cherté du mouton est celui relatif au prix de l’aliment de bétail qu’ils jugent exorbitant.

M. Smaïl