Envahissement de dépôts de terre

L’an passé, le marché hebdomadaire de Aomar avait accueilli sur tout le long de la partie proche de l’oued, les travaux de réalisation d’une voie reliant la sortie est à celle de l’ouest, permettant actuellement aux automobilistes d’éviter les embouteillages du centre-ville. Mieux encore, lors du lancement de l’entreprise, on ne s’est pas limité uniquement aux simples tâches de « planage » et de bitumage de la route, on a joint à cette action le terrassement d’une grande partie recevant les étals les jours de marché. Donc, d’une pierre deux coups, fera remarquer un habitué des lieux « cet aménagement a permis un désengorgement de ce tronçon de la RN 5, et a suscité l’intérêt des moniteurs d’auto-école.  » Une vraie aubaine pour ces formateurs du ministère des Transports, qui sans se faire prier, ont investi cet endroit idéal pour la dispense des leçons de conduite aux apprenants, et exploitent par là même cette aire, précise le résidant de Aomar « à la préparation des candidats aux créneaux, du fait des possibilités qu’offre la place pour l’implantation des équipements.  » Seulement, un imprévu de taille a surgi, menaçant de mettre fin à ce cadre agréable créé par la récente réalisation, car avec le démarrage du chantier accueillant le projet de réalisation d’une bibliothèque communale, les travaux de nivellement ayant démarré, des chargements de terre sont acheminés vers la placette réhabilitée, lesquels dépôts affirme mon interlocuteur « gagnent du terrain, et se rapprochent de la déviation bitumée. « 

Du coup l’entreprise accueille favorablement du fait de l’intérêt commun qu’elle procurait, est perçue soudain, par tous, de décision irréfléchie et de manque de suite dans les idées.

toutefois, il est utile de signaler que cette décharge ne touche qu’une partie de la rive de l’oued rattachée au marché, sur l’autre est implantée une pancarte défendant au public de déverser les déblais sur les lieux.

Cependant, selon un des chauffeurs activant dans l’évacuation des volumes de terre « l’APC de Aomar a autorisé ces jets en bordure de l’oued.  » A la fin de l’opération du dégagement des extractions, ajoute notre interlocuteur « il sera mobilisé un engin Bull qui va repousser les dépôts vers l’oued. « 

A. Chérif