D’importants chantiers pour moderniser le CW42

D’importants budgets sont alloués à cet axe routier qui relie deux pôles économiques incontournables : les wilayas de Béjaïa et de Bordj Bou Arréridj. Il ne faut pas confondre le CW42A qui lui, relie sur 14 km le village d’Aftis avec celui de Beni Mansour relevant de la commune de Boudjellil. Le projet en chantier est réalisé par l’entreprise GESI TP laquelle s’emploie à réaliser des travaux d’envergure pour élargir cette voie et la métamorphoser à la mesure de son nouveau statut de route nationale. Sur plusieurs kilomètres entre Guendouze et Iftis, respectivement dans les communes d’Ath R’zine et Boudjellil, l’heure est à l’élargissement de la route. Pour ce faire, d’importants travaux d’excavation se sont avérés nécessaires pour garantir l’extension de l’ex-chemin de wilaya qui s’est jusque-là distingué par sa largeur insuffisante. L’opération d’excavation va faciliter aussi la pose d’avaloirs pour drainer les eaux pluviales.

Plus à l’est, entre Takorabt et Ighil Ali, une tâche des plus ardues a été menée par l’entreprise réalisatrice car il aura fallu se débarrasser d’une partie du talus rocheux longeant la route pour élargir la nouvelle route nationale.

A de nombreux endroits, on a prévu des ouvrages pour parer au phénomène de l’érosion. On a également prévu des murs de soutènement en béton armé et une canalisation pour contenir les petits torrents qui déborderaient quand il y a des intempéries.

En matière de bitume, on dit que cette route sera dotée d’un tapis jusqu’à Bordj Bou Arréridj soit une distance d’une soixantaine de kilomètres. Cette route présente l’avantage d’offrir un voyage paisible aux usagers en leur offrant des paysages contrastés à même de rompre la monotonie de la Nationale 5 célèbre pour son lot de morts de blessés et de dommages matériels. Elle a aussi le privilège de désengorger à terme cette sinistre RN5 qui s’avère obsolète et insuffisante pour l’incroyable trafic qui s’y effectue. Autres avantages vantés par les citoyens, l’ultime chance de voir les communes d’Ath R’zine et d’Ighil Ali prospérer à la faveur d’une circulation automobile promise à se multiplier conséquemment. Enfin, on ne peut pas nier qu’une telle route représente une infrastructure névralgique qui peut fluidifier les échanges économiques entre l’Est du pays et la wilaya de Béjaïa. Cela permettra aux transporteurs de poids lourds de gagner du temps pour acheminer différentes marchandises et d’échapper à la lenteur jusque-là imposée par l’exiguïté des voies existantes et surtout leur surcharge. Cette voie va-t-elle faire de la région des Ath Abbas le nouvel Eldoraro des habitants des autres régions du pays ?

Z. Z.