Il n’est perspicace et bruyant que quand il s’agit de glaner de la subvention. Une subvention qui sera vite consommée et avec autant de bruit qui sied à la circonstance en question, le plus généralement d’ordre ‘’gravito-satellito-politique. »
Pour ce qui est de la présence sur le terrain de l’intérêt public, présence qui suppose abnégation et surtout sacrifices, force est de constater que le vide est sidéral. Au-delà de l’opportunisme parasitant la noble mission du tissu associatif et l’imperméabilité de l’administration, cet état de fait reste essentiellement justifié, par l’écart intellectuel séparant l’association des objectifs qu’elle s’est assignée.
Cependant quelques associations échappent à ce constat. C’est le cas notamment de celles qui accompagnent les malades chroniques. Mais là, et généralement dans tous les cas, l’association est animée par des citoyens touchés, d’une manière ou d’une autre, par la maladie. C’est ce qui explique leur maîtrise du sujet et leur présence active sur le terrain. S’agissant de la protection de l’environnement dans son sens générique, l’ambition associative ne se bouscule pas au portillon. Bouira ne compte que trois organisations plus ou moins actives. ‘’Les Amis du Djurdjura » est l’une des anciennes associations à avoir défendu l’environnement dans les années 90. Aujourd’hui, on n’en parle presque plus. En fait, seule l’association écologique ‘’Nature et Espoir » (ecolo_globe@yahoo. fr) de Raffour sort du lot de l’ineptie et se manifeste sur le terrain par des actions concrètes. Son apport, nous explique M. Kechadi, son président, s’inscrit dans la réalisation de plusieurs activités environnementales : élimination de plusieurs décharges à Raffour, création d’une ceinture verte, campagnes de sensibilisation…
T. O. A.
