»L’environnement est l’affaire de tous  »

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La Dépêche de Kabylie : le concept de l’environnement est très vaste. Mais le citoyen ne semble se focaliser que sur la seule gestion des déchets.

Farid Saïd : Parce qu’il est plus apparent et que le citoyen y est impliqué au quotidien.

De toute façon, trouver une solution à la gestion des déchets et, surtout à leur élimination, est la chose à laquelle nous nous attelons.

La réalisation d’un Centre d’enfouissement technique à Ras Bouira, dont le taux d’avancement des travaux est à hauteur de 90%, ne manquera pas d’améliorer la situation.

La réalisation aussi de trois décharges intercommunales (Lakhdaria, Hedjra Zerga et Maâmora) nous permettraient de respirer on ne peut mieux.

Il semble que les localités traversées par oued Sahel sont encore plus vulnérables

Oui, c’est parce qu’elles (M’chedellah, Ahnif, Takerboust…) sont traversés par des cours d’eau que ces décharges nous posent problème.

Idem pour la décharge de Ain Bessem. Cela étant et pour y pallier, des études sont engagées par les services de l’hydraulique.

Les services de la commune dans tout cela ?

Les services de l’APC relèguent, hélas, leur mission de salubrité publique au second plan. Pour cause de trésorerie, l’APC ne peut se permettre de recruter la compétence. Elle se rabat donc généralement sur le filet social et autre vacation. Il faut peut-être engager une réflexion sur la possibilité de céder à un tiers présentant un profil professionnel.

Le citoyen ?

Quand bien même le citoyen serait défaillant, il n’en demeure pas moins que l’APC devrait en premier lieu donner l’exemple en faisant preuve de rigueur et de ponctualité s’agissant de la fixation des horaires de la collecte d’ordure.

La valorisation de l’éboueur est un autre aspect à prendre en compte. Il faut lui assurer de meilleures conditions de travail.

Cela dit, l’organisation des citoyens en comité de quartier serait une bonne chose. Cela nous permettra d’avoir un partenaire efficace.

Le mouvement associatif ?

Le mouvement associatif impliqué dans la protection de l’environnement n’est, hélas, pas assez consistant. Cela dit, quelques rares associations à l’image de  » Espoir et nature  » sont, tant bien que mal, présentes sur le terrain et sont d’un apport non négligeable. Mais cela reste insuffisant, quand on sait que quand bien même l’administration est en état d’alerte, les questions environnementales sont l’affaire de tous. Mais là nous abordons une autre dimension qui relève du culturel.

Parlez-nous de ce projet de maison de l’environnement

La maison de l’environnement est en fait un espace où seront mis sous le même toit la flore, la faune et l’humain.

Elle comprend un étang, un espace détente pour famille, un amphi pour accueillir des activités pédagogiques, une écurie et une maison du fleuriste. Trois hectares sont affectés à la réalisation de ce projet.

Cette unité écologique a la prétention, surtout pédagogique, de faire aimer au plus large public la nature dans toute sa diversité.

Chose qui impliquerait sans aucun doute, à terme, le respect et la préservation de l’environnement. Et c’est, entre autres, à cela que je faisais allusion en vous parlant de dimension culturelle.

Propos recueillis par T. Ould Amar

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