Depuis son ouverture en 2002, le lycée d’Aghbalou représente un danger imminent pour les terrains agricoles se trouvant en contrepartie de cet édifice. La conduite principale d’assainissement se déversant dans l’oued Aghbalou comprend des fuites non encore localisées, et ces eaux usées nuisent aux plantations. Cependant, le rejet brutal et massif de résidus toxiques dans l’environnement a, peu à peu, conduit à l’apparition de risques nouveaux, encore mal évalués. La dégradation de l’environnement est, en fait, générale et concerne tous les milieux. Le sol est devenu infertile, et les arbres touchés dépérissent davantage. Très bouleversé par ce péril, un propriétaire abordé nous dira : « Ces eaux toxiques ont causé la perte de 11 arbres fruitiers. Je suis découragé, et je ne peux pas cultiver mon terrain à cause de ces égouts ». Devant cette situation, ce propriétaire terrien dit avoir frappé à toutes les portes, mais en vain. A présent, il menace d’ester en justice les autorités responsables de cette situation. « Cette fois-ci, je vais recourir à la justice car on a trop badiné dans le traitement de ce problème, et je ne peux pas attendre plus longtemps ». Conscient de cette détresse, le chef de daïra de M’chedallah ordonnera aux services de l’APC d’intervenir sur les lieux pour procéder à la réparation de la fuite, mais ces derniers se disent incapables d’assumer les travaux de réfection dont le coût dépasse de loin les moyens de la commune. Cette dernière accuse l’entreprise réalisatrice dudit projet d’être à l’origine de ce problème. En réponse aux doléances du propriétaire terrien, l’ancien P/APC avait expliqué en 2006 que « d’après les essais effectués sur les lieux, il s’est avéré que les eaux usées ne se déversent pas dans le réseau public, et ce compte tenu des tassements de terrain et de la cassure de la conduite à l’intérieur du lycée. » Ainsi, et compte tenu des conséquences négatives sur la structure de l’équipement et sur le voisinage, ces deux pôles responsables ont précisé, dans une lettre adressée au directeur de l’éducation, la nécessité d’inviter l’entreprise réalisatrice du lot assainissement (travaux de VRD) pour intervenir ou bien engager les travaux de réfection et prendre toutes les mesures nécessaires afin de remédier à cette situation. A présent et depuis plus de quatre ans, aucune suite n’a été accordée à cet état des lieux, et la situation s’empire davantage. L’environnement demeure en danger et les propriétaires abandonnent leurs biens à cause d’une marginalisation flagrante. « À quelle porte doit-on frapper pour que justice soit rendue ? » s’interroge désespéremment le plaignant.
Brahim B.
