2 morts et 5 blessés graves

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Un accident terrible s’est produit dans la journée de mardi vers 18h 30 à la sortie Ouest de Tichy à hauteur de l’hôtel les Hammadites, entre une semi-remoque venant de Bgayet et un bus de marque Toyota reliant la capitale des Hammadites. Une collision qui a vu malheureusement deux personnes perdre la vie sur le coup (le chauffeur du bus et un passager). D’après des témoins oculaires, c’est en voulant freiner pour ne pas percuter le véhicule léger qui le précédait, que la remorque du camion de trente-huit tonnes s’est déportée sur le côté gauche venant obstruer la voie que le bus empruntait, le choc frontal fut inévitable. Les blessés graves au nombre de cinq sont évacués par la Protection civile vers l’hôpital d’Aokas puis réorientés, vu leur gravité, sur celui de Bgayet pour recevoir des soins. Vu l’état du bus et ce qui en reste après l’accident, c’est un miracle qu’il n’y ait pas plus de morts. Toutefois, d’après les premières constations, la défaillance dans le système de freinage du camion serait pour beaucoup dans cette collision. Ce coupe-gorge qu’est ce tronçon de route d’un kilomètre qui traverse la ville, pose encore une fois le problème du non-respect du code de la circulation dans une agglomération où la vitesse n’est jamais respectée.

A qui la faute ?

Voilà encore une route qui est devenue pour certains chauffards un circuit pour rallye. L’accident de mardi, vient nous interpeller une fois de plus sur la nécessité de poser sur ce tronçon de la mort des ralentisseurs pour forcer les criminels au volant, à lever le pied. Pas plus loin que la semaine dernière, une catastrophe a été évitée de justesse. En effet, un bus bourré de passagers a failli s’encastrer dans un semi-remoque qui ne roulait pas trop vite. Dans la quasi-totalité des accidents de la circulation, un bus est impliqué dans le sinistre. Il ne faut pas s’étonner, donner à des personnes dans le cadre de l’emploi de jeunes, un permis de conduire de catégorie D, sans au préalable avoir passé les autres catégories (B.C.E), ni même avoir déjà conduit un véhicule, c’est mettre la vie de ces personnes et celle des autres en danger. La responsabilité de l’Etat qui a essuyé d’un revers de la main le code de la route, est largement engagée dans ce cas.Il aura fallu plus de dix ans et des dizaines de morts pour que la loi vienne enfin se durcir et le code redevenir ce qu’il a été, mais le mal est déjà fait. Il est peut-être plus utile pour éviter de telles catastrophes dans le futur, de doter les camions de mouchards au niveau du tableau de bord comme cela se fait dans les autres pays, mais aussi, d’étrangler le moteur de tous ces bus sur une vitesse prédéfinie. C’est la seule possibilité, sachant que les chauffards ont la peau dure.

A. M.

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