La route nationale n°9 reliant Bejaïa à Setif a été ce jeudi le théâtre d’une manifestation musclée de la population du village d’Aït Ali – Ou M’hend qui a procédé à sa fermeture paralysant, de ce fait, tout le trafic routier au niveau du chef-lieu de la commune de Taskriout. Ce vent de colère exprimé, encore une fois, par une démonstration de rue, a pour origine, selon les explications des révoltés, les dernières averses qui ont ébranlé la région sans toutefois que les autorités daignent y mettre le holà. « Notre village est coupé du monde depuis plus de quatre jours et tous les SOS lancés n’ont eu aucun écho », dira un père de famille et d’ajouter : « C’est une honte ! Faudra-t-il une intervention internationale pour dégager un éboulement et ouvrir la route pour des milliers d’accès ? »
Après des pourparlers avec Mohamed Bektache (député indépendant), qui a promis de prendre la situation en main, les protestataires ont accepté l’alternative tout en brandissant la menace de réinvestir les lieux.
Rabah Terrouk
