Dans de nombreuses communes, les points de garde au sein des centres de santé ne sont pas prévus. A M’kira, une zone rurale, ladite infrastructure ferme ses portes à partir de cinq heures. Des cas urgents ne sont pas pris en charge si bien que les familles des patients doivent les évacuer soit à Draâ El Mizan ou même parfois jusqu’à Bordj Ménaïel. Cette structure relevant de l’EPSP de Boghni est dotée d’une ambulance médicalisée. « Malheureusement, dès que le centre de santé est fermé, cet équipement est immobilisé sur place », nous a fait savoir un citoyen de Tahachat. En effet, de nombreux citoyens ont demandé ce point de garde, mais en vain. Dernièrement, lors du Conseil de wilaya programmé pour parler de ce secteur, le maire de M’kira avait soulevé cette question. Apparemment, la solution à ce problème n’est pas pour demain. « On espère qu’après la mise en service de la polyclinique en cours de réalisation à Tizi Gheniff, cette revendication sanitaire serait satisfaite », nous a signalé le premier responsable de cette commune. En tout cas, la couverture sanitaire dans cette municipalité est loin d’égaler la moyenne nationale aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. Les M’kiris ne revendiquent pas seulement ce point de garde, mais aussi la mise en service de la maternité rurale au sujet de laquelle beaucoup d’encre a coulé.
Amar Ouramdane
