Le village Boujenane Abbès à son 21ème jour… sans eau

Cette rupture est intervenue suite à des travaux de terrassement du nouveau lycée, lorsqu’un engin avait littéralement déchiré la conduite principale. Jusque là rien d’anormal, si ce n’est le fait que l’Algérienne des Eaux n’est toujours pas en mesure de rétablir son réseau AEP face au mécontentement généralisé par cet état de fait. D’après un employé de l’ADE, le problème a été rapidement décelé, mais ce n’est pas pour autant que les habitants de la localité pourront étancher leurs soifs. En effet, on apprend que cet entrepreneur chargé des travaux de réalisation du nouveau lycée, avait pris l’initiative personnelle de déplacer la conduite AEP, sans avoir avisé au préalable les responsables de l’ADE. En éventrant la conduite, et sous la pression de l’eau, des amas de boues et de pierres se sont engouffrés dans la canalisation. Une canalisation qui a été colmatée à la va-vite, et depuis, près de 40 foyers sont privés d’eau potable. Une faute qui ne s’arrête pas uniquement à ce stade puisque selon un agent de l’ADE, l’entrepreneur en question refuse de réparer les dégâts. ‘’ Nous avons saisi officiellement l’entrepreneur et le P/APC d’El-Esnam devant cette situation, mais l’entrepreneur semble être au dessus de toutes les lois et ne veut rien entendre. Nous lui avons même proposé de l’aider dans la réparation de la canalisation, mais il refuse de reconnaître sa responsabilité. Pis, il dit clairement ne pas se soucier des préoccupations des citoyens privés d’eau potable.  » Devant cette crise qui commence à prendre des dimensions alarmantes, certains citoyens du village Abbas Boujenane ont demandé à ce que l’Algérienne des Eaux dépose plainte contre le responsable, et qu’elle s’engage à approvisionner leurs foyers en eau potable. ‘’ Nous espérons que l’Algérienne des Eaux soit aussi prompte à nous alimenter en eau potable, comme elle l’a toujours fait lorsqu’elle procède aux coupures pour les mauvais payeurs. 21 jours sans eau est un calvaire si on doit attendre encore plus longtemps, nous risquons nous-même d’ester en justice l’agence A. D. E de Bouira pour ce qui s’appelle de la négligence pure et simple envers ses abonnés.  » A vrai dire, les citoyens agacés s’interrogent surtout du fait qu’une compagnie comme l’Algérienne des Eaux ne puisse pas recruter plus d’ouvriers pour réparer dans des délais raisonnables toutes pannes qui pourraient surgir sur le réseau AEP. En attendant que l’eau coule à nouveau dans les robinets, les habitants de ce village sont contraints de récolter l’eau de pluie pour les besoins quotidiens des tâches domestiques. Il y a là également un danger pour la santé publique si rien n’est entrepris rapidement.  » Aux autorités concernées de réagir avant que des incidents ne se produisent, car la non-assistance à personne en danger est une plainte recevable auprès des tribunaux.

Une plainte qui risque d’être déposée prochainement contre de nombreux responsables, » nous affirmera un citoyen de la localité.

B. H.