De mémoire d’oléiculteur, sur nos massifs montagneux, et ce sans la moindre petite rupture, les étourneaux chaque hiver quittaient en masse le bassin accidenté de la Méditerranée pour venir picorer le grain noir de Lakhdaria. Une présence familière de ce volatile aux plumes noires, au bec pointu, qui avec le temps a fini par “hanter” l’esprit des ruraux, lesquels aujourd’hui se voient incapables de répondre à certains incompris.
Dda Slimane de Bouamoud nous dira : “Non seulement aucun essaim ne s’est déplacé, mais on n’a pas vu un seul étourneau voltiger dans le ciel.” Le boycott du territoire national par cet oiseau, constituant habituellement à cette période la protéine animale de remplacement aux viandes, toutes couleurs confondues inaccessibles, suscite réellement des discussions inquiètes dans la rue.
A Kallous et Boumia, deux localités relevant de Aomar et où les oléiculteurs sont forts nombreux, l’absence des étourneaux serait due, selon quelques avis collectés sur les lieux “à un plan bien élaboré consistant en la disposition abondante de nourriture afin qu’ils ne quittent pas les pays où ils ont fait une halte”.
Il est normal qu’on se préoccupe de l’absence de l’étourneau très prisé dans la région, lequel on s’en souvient, malgré les recommandations de ne pas en consommer pour le motif d’éviter la propagation de la grippe aviaire, “est passé quand même dans les marmites, ou sur les barbecues”. Mais il arrive qu’on considère ces explications comme trop simplistes et qu’on préférerait des réponses plus scientifiques ou techniques pour faire la lecture du refus des étourneaux de survoler notre espace, telle celle de quelques personnes de Aomar et Tizi Larbaâ.
“On croit savoir qu’on a traité exagérément les oliveraies en Tunisie, ce qui a fait fuir ou éliminé le zerzour.”
A. Chérif
