Le scandale !

Il semblerait que la résiliation de certains contrats d’acquisition de logements socio-participatifs (LSP) de Sidi Ali Lebhar et Sidi Ahmed, pour non-paiement de la deuxième tranche à l’OPGI, n’était qu’un prétexte pour octroyer des logements à… des joueurs de la JSMB. En effet, en plus du fait que les malheureux acquéreurs dont les contrats ont été résiliés soient des cas sociaux que rien n’interdit de « ménager », ces joueurs de la JSMB n’ont même pas le droit de prétendre à l’acquisition d’un LSP puisque deux conditions, sont posées au préalable, à savoir ne pas être propriétaire d’un bien et ne pas avoir un revenu mensuel dépassant les 60 000 DA, avec les éventuels revenus du conjoint compris. Or, ce n’est un secret pour personne qu’un joueur professionnel de football touche, à lui seul, un salaire dépassant de très loin les 60 000 DA. Cette irrégularité aurait été commise du temps où Riyad Benraïs était le DG de l’OPGI de Béjaïa. D’ailleurs, même son propre fils, Boubekeur Benraïs, est bénéficiaire d’un LSP. Parmis les joueurs de la JSMB qui ont bénéficié d’un contrat d’acquisition d’un LSP, citons Kamel Marek, Mouloud Ismaïl, Mounir Zaghdoud, Mohamed Lamine Belkheïr, ainsi que Fawzi Boulaïnceur qui évolue actuellement à… Batna. Nassim Oussalah, joueur de la JSK, se serait, quant à lui, désisté après avoir fait partie de la première liste. Enfin, reste à savoir si les dossiers de ces joueurs cités sont passés par la CNL et la commission d’approbation de la wilaya. Dans le cas affirmatif, le nombre de complices, dans ce scandale, serait longue.

Tarik Amirouchen