Voyager, par temps pluvieux, est une épreuve pour de nombreux citoyens, non véhiculés. En plus de la boue inévitable qui macule chaussures et vêtements, la pluie achève de vous mouiller jusqu’aux os. L’attente d’un véhicule de transport public peut durer souvent plus d’une heure. Le parapluie, peu commode avec le vent, reste le seul abri des voyageurs, toutes destinations confondues.
Les Abribus, si utiles pourtant, ne semblent pas être la préoccupation des autorités à Aïn El Hammam ou ailleurs. En toute logique, les voyageurs devraient en trouver, à chaque arrêt. Malheureusement, aucune station n’est dotée d’une quelconque construction, pouvant permettre aux voyageurs de s’abriter des intempéries.
Qu’il neige ou qu’il vente l’attente se fait à ciel ouvert. Si les hommes peuvent se permettre d’entrer dans un café ou se masser sous les auvents de magasins, les femmes, en revanche, se mettent toujours à l’écart, loin des bousculades.
Elles n’ont d’autre choix que de patienter, en espérant qu’un fourgon arrive au plus vite. Elles savent qu’elles n’ont que le parapluie ou leur manteau pour se protéger du froid et de la pluie. Quels que soit la destination ou le temps qu’il fait, le citoyen doit se débrouiller avec ses propres moyens. Sous un arbre, ou sous un balcon, l’essentiel est d’être à l’abri, en attendant le passage d’un véhicule qui mettra fin à leur calvaire. Sur les grandes lignes, telle la route de Tizi Ouzou, la plupart des Abribus, abandonnés par la défunte SNTV, ont été, soit squattés par des citoyens, soit carrément détruits. Même si, pour les raisons de budget, on ne peut en construire partout, un effort pourrait être consenti pour l’érection de quelques abris, aux endroits stratégiques. Ce que les citoyens ne manqueraient pas d’apprécier.
A. O. T.
