Lors de notre passage devant l’école primaire du village Ighrem dans la commune de Ahnif, la situation où se trouve cet établissement scolaire ne nous laissent pas indifférents
En effet, avant de rejoindre leurs salles de classe, soit au niveau du portail, les écoliers empruntent quotidiennement un passage inévitable où se mélangent les marécages et la gadoue qu’ils emportent avec eux à l’intérieur de leurs salles respectives.
La cour, spacieuse pourtant, n’a pas été entretenue pour faire office d’un espace récréatif servant au même temps de terrain pour les activités sportives des écoliers. Durant la saison des pluies, les eaux stagnantes empêchent les élèves à jouer ou pratiquer du sport.
En sus de toutes ces anomalies, une source bien informée nous apprend que les élèves du préscolaire, n’ont droit au chauffage qu’avec une résistance électrique, sachant que leur jeune âge est loin de supporter le froid enregistré cet hiver, avec la chute de la poudreuse et le thermomètre qui affiche souvent les (10°C) et parfois moins. Notre source nous apprend également qu’une commission technique s’est rendue sur les lieux pour constater de visu la situation qui prévaut dans cette école, mais à ce jour, aucun changement n’a été opéré. Notons enfin que ces écoliers auxquels des efforts sont demandés, voire recommandés de toute part, que ce soit des parents ou de leur tutelle, doivent être pris en charge d’une manière efficace. Et pour satisfaire ces deux parties, la mise à leur disposition des moyens nécessaires, logistiques et pédagogiques, est plus qu’indispensable. Néanmoins, Ici à Ighrem, si les conditions demeurent telles quelles, le rendement des écoliers ne serait que compromis.
M. Smail
