La campagne oléicole bat son plein dans la région d’Ighram. La dizaine d’huileries que compte la commune, dont la plupart sont traditionnelles, tournent souvent à plein régime pour maximiser leurs capacités de trituration et faire face aux grosses quantités d’olives qui affluent quotidiennement. « Nous travaillons par intermittence avec trois équipes qui se relaient sans cesse.
C’est la seule alternative pour satisfaire notre clientèle qui peut parfois patienter huit jours avant de voir ses olives triturées », relate le propriétaire d’une huilerie située au niveau du chef-lieu d’Ighram. « Les moulins ont été mis en marche tardivement. Nous avons tout de même pu constater que les rendements sont passés de 14 l/q les premières semaines à 20l/q en cette fin de mois de janvier », poursuit notre interlocuteur. Quelques citoyens rencontrés au niveau du village Taslent nous ont fait part d’un regain d’intérêt manifesté par les villageois à l’égard de l’olivier qui n’en finit, néanmoins, pas de pâtir des incendies. « Il y a un engouement sans précédent pour l’oléiculture. Beaucoup de travailleurs salariés prennent leur congé annuel pendant l’olivaison pour s’investir pleinement dans la cueillette. Il faut dire qu’ils y sont contraints vu l’érosion générale du pouvoir d’achat », témoigne un habitat du village Taslent.
Une fois n’est pas coutume, l’huile d’olive promet donc de couler à flot au terme de cette olivaison.
Une abondance qui ne garantit, néanmoins pas à toutes les ménagères d’accommoder leurs sauces. Et pour cause, cet oléagineux nargue le consommateur du haut de ses 350 DA le litre.
N. Maouche
