Sel non iodé : danger

L’alerte concernant le sel non iodé est toujours de rigueur : malgré le péril signalé ces derniers mois, il semble que ceux qui fabriquent et commercialisent ce produit dangereux sévissent toujours. En tout cas, c’est ce qu’à révélé, ces derniers jours, au forum d’El Moudjahid, le directeur de l’entreprise nationale de production du sel, l’ENASEL. Selon lui, le responsable de cette situation est le commerce informel qui inonde le marché de produits non contrôlés, Dans le cas du sel, impropre à la consommation le même directeur a mis en garde contre les dangers d’un tel produit qui est, comme on sait, en Algérie, le principal responsable du goitre ; mais, toujours selon le directeur de l’ENASEL, le sel non iodé peut également provoquer le cancer. De quoi donner la chair de poule, quand on entend le directeur dire que 51% du sel consommé est douteux ! Le plus grave est que ce sel entre dans la composition de produits alimentaires préparés comme le pain. L’annonce qu’une convention est passée entre l’ENASEL et l’Union générale des commerçants et artisans pour approvisionner en sel les boulangeries a de quoi rassurer, mais combien d’autres produits échappent au contrôle les biscuits, les pizzas, les plats servis dans les restaurants… Quels moyens a le consommateur de reconnaître les marques douteuses des bonnes marques ? Il ne faut pas, par exemple, acheter les produits emballés dans des sacs en plastique sans aucune indication du producteur. Les commerçants doivent aussi refuser les produits qui leur paraissent douteux ou qui ne comportent pas les indications devant figurer sur les marchandises. Mais en raison de la gravité de la situation, la tâche de contrôle revient avant tout aux instances chargées du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes. C’est par des contrôles périodiques qu’on arrivera à déceler les produits douteux.

S. Aït Larba