Les bus de l’APC au secours des voyageurs

Malgré les différentes interventions du chef de daïra et de la Direction des transports, le problème demeure entier.

La grève initiée depuis deux jours par les propriétaires de fourgons d’Iferhounène, auxquels sont venus se joindre ceux d’Imsouhal, a paralysé la région dés les premières heures de lundi. Pour débloquer la situation et permettre aux citoyens de rejoindre leur lieu de travail, la mairie d’Iferhounène a mis deux bus à la disposition de la population.

Les deux autocars n’ont pas cessé de faire la navette entre Aïn El Hammam et Iferhounène, durant la journée de mardi, jour de marché. Les grévistes que nous avons réussis à joindre nous expliquent l’origine de leur mécontentement. Comme nous l’avons rapporté il y a quelques semaines, ils avaient décidé d’une augmentation du prix du transport vers Michelet, portant le prix de la place à trente dinars (30 DA). Saisies de la question, les autorités locales ainsi que la Direction des transports ont refusé d’avaliser cette hausse qu’ils estiment exagérée et illégale.

Pour se faire entendre, les protestataires ne trouvent pas d’autres moyens que de recourir à l’arrêt de travail, pénalisant de ce fait de nombreux voyageurs.

Ils se plaignent même d’être victimes de la politique de « deux poids deux mesures ». « Nous ne comprenons pas cette animosité à notre encontre. Nous n’avons pas révisé nos tarifs depuis 1994 alors que nos voisins l’ont fait à plusieurs reprises sans que personne n’y trouve à redire », nous dit un membre du collectif qui met en avant « la cherté de la vie ainsi que les prix des consommables devenus inabordables ». Précisant qu’il refuse de donner son aval à toute augmentation, le P/APC d’Iferhounène, par l’entremise d’affiches placardées au chef-lieu, informe la population des résultats de la réunion qui a regroupé les autorités locales et les transporteurs en présence du directeur des transports de la wilaya de Tizi Ouzou. La décision prise est sans équivoque : il est instamment demandé aux protestataires de se conformer à la loi, particulièrement le décret 02-448 pour s’aligner sur le tarif de deux dinars (02 DA) le Km/personne. « Nous sommes prêts à arrêter notre mouvement si les autorités appliquent le décret à tous les transporteurs publics de la région », tiennent à souligner les grévistes.

C’est dire que les positions sont très éloignées, les unes des autres, pour espérer une quelconque conciliation rapide.

A. O. T.