Le poisson disparaît des étals

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Après avoir culminé à près de deux cents dinars le kilogramme, la sardine a fini par disparaître complètement de l’assiette des consommateurs. Les gargotiers spécialisés dans le poisson doivent, malgré eux, se reconvertir en simples vendeurs de frites, en attendant le retour des beaux jours. Cette pénurie serait, semble-t-il, due au mauvais temps qui rend dangereuses les sorties des pécheurs en mer. De toute façon, le poisson n’a jamais été bon marché à Michelet. La plus petite des sardines ne se vend jamais à moins de cent vingt dinars (120 DA le kilo).

C’est dire que cette pénurie pénalise plus les poissonniers habitués à se sucrer sur le dos des montagnards friands de poisson. Les quelques revendeurs installés habituellement sur la place du marché ont vidé les lieux depuis une dizaine de jours.

Les dernières ventes de ces produits de la mer étaient limitées à quelques pièces appelées pompeusement “loup de mer”. Vendus à six cents dinars la pièce, de moins de deux kilos, ces poissons ont attiré de nombreux curieux, peu habitués à ces “choses” que les vendeurs s’affairaient à dépecer. En attendant, les amateurs de sardines ne manquent pas de faire un tour du côté des étals à poissons, dans l’espoir d’y trouver de quoi satisfaire leurs caprices. Comme chaque matin, depuis bientôt deux semaines, la place reste désespérément vide.

A. O. T.

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