Après ceux du poulet, des fruits et légumes, ce sont les œufs qui connaissent la flambée des prix. Aux dernières nouvelles, un plateau est cédé à trois cents cinquante dinars, c’est dire, tenez-vous bien un œuf à plus de douze dinars. Cette situation ne fait que s’aggraver de jour en jour car il y a seulement une semaine, un plateau est vendu à 230 dinars. Personne n’arrive à expliquer cette hausse soudaine laissant les ménagères s’en passer de ce produit avicole.
«Il est impossible de faire une omelette avec pas moins de six œufs pour une famille de cinq personnes. D’ailleurs, je n’achète plus d’œufs», nous a répondu cette femme au foyer. De leur côté, les revendeurs disent que ce sont les aviculteurs qui ont augmenté les prix. «D’ailleurs, les œufs commencent à manquer parce que nombreux sont les détaillants qui ne les vendent plus. Si vous avez seulement un plateau d’œufs cassés, vous êtes déjà perdants», estime ce revendeur de la place du marché des fruits et légumes.
A cet effet, nous avons approché un aviculteur du côté d’Aomar. «Les poules pondeuses sont élevées essentiellement avec de l’aliment à base de maïs et de soja. Ces deux céréales ont connu une hausse sensible sur le marché international si bien que le prix chez nous a lui aussi augmenté. De ce fait celui du poulet a été touché», nous a-t-il répondu.
Notre interlocuteur ne voit pas de baisse notamment avec l’arrivée de la saison chaude où cet ingrédient est trop demandé. Pour lui, sauf si un autre aliment est mis sur le marché avec un prix raisonnable qui stopperait cette flambée. Si dans les foyers, les œufs relèvent du luxe, il est attendu de voir les prix des gâteaux et autres pâtisseries augmenter car la plupart des recette sont à base d’œufs. Ainsi, le citoyen doit se dicter d’autres privations. A l’instar des viandes rouges, puis du poisson qui ne cesse lui aussi de connaître des envolés atteignant parfois 250 dinars le kilo, l’Algérien limitera sa consommation d’œufs qui jusque-là était à la portée de tous.
Amar Ouramdane
