Le campus tourne dans le vide

A l’exception des amphis et des salles de cours, tout fonctionne au centre universitaire Akli Mohand Oulhadj de Bouira. En d’autres termes, l’argent du contribuable continue de servir ce qui ne fonctionne pas. Ce gâchis entame sa quatrième semaine, sans que le prélude à la fin de l’anarchie pointe du nez.

Au-delà de focaliser sur la légitimité, ou pas, des revendications avancées bruyamment par les protestataires et la disposition à réparer, ou pas, affichée par les responsables du centre universitaire, le commun des contribuables retient, et avec regret, que le « pourrissement » s’invite là où on l’attend le moins : espace de savoir, d’intelligence et de conscience.

D’un côté, rangées ou en embuscade, des organisations estudiantines plus ou moins affiliées à des organisations politiques « exigent le départ de », un refrain qui a lamentablement supplanté la force de l’argument. Cependant, cette exigence butée est nourrie par un laxisme qui s’échine à ménager le « choux et la chèvre », à continuer à (re) trouver que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ».

De l’autre côté, bien cramponnés à leurs fauteuils douillets, des responsables refusent toujours de faire valoir la force de la loi. Car au final, c’est la seule force que tout le monde entend et qui est surtout en mesure de décider du départ de X ou Y y compris celui de l’étudiant. Mais pour ce faire, et puisque la situation ne semble pas être maîtrisée à l’échelle locale, une commission d’enquête, une vraie, devrait s’intéresser de plus près à ce que cache ce gâchis. En attendant, le campus tourne dans le vide

T. O. A