Le Congrès mondial (CMA) espère une meilleure implication des élus locaux en Algérie dans la promotion de la langue amazighe et à travers la généralisation de son usage.
S’appuyant sur des textes législatifs et autres articles de la Constitutions algérienne, notamment l’article 3 bis, mais surtout sur la charte des droits de l’homme et la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (l’article 13), le CMA demande aux élus locaux, à travers une lettre qui leur est adressée et signée par son président Lounès Belkacem, de « prendre toutes les mesures réglementaires et pratiques nécessaires à la généralisation de l’usage de la langue amazighe au sein de vos institutions ».
« Les élus locaux doivent, selon le CMA, encourager l’usage de la langue amazighe dans les relations entre vos (élus ndlr) administrations et les citoyens et dans l’environnement des territoires relevant de vos compétences », ajoute M. Lounès dans sa lettre aux élus des APC et APW.
Le congrès mondial amazigh (CMA) dont le conseil fédéral, Algérie, s’est réuni le 2 février dernier, rappelle dans ledit document, les recommandations faites « au gouvernement algérien en 2001, par le comité pour les droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU de préserver la langue et la culture amazighes et de prendre des mesures appropriées afin de mettre en œuvre les projets visant à accorder le rang constitutionnel à la langue amazighe ».
Par ailleurs, le CMA a tenu, par la voie de son vice-président, M. Hocine Azem, à dénoncer « la répression des militants de la cause amazighe au Maroc qui ont été chargés lors d’un rassemblement tenu devant le Parlement marocain ».
Ce dernier nous dira que le CMA dénonce toutes ces tentatives de blocage qui entravent la lutte des militants de la cause amazighe.
A. Z.
