La Dépêche de Kabylie : Présentez-vous à nos lecteurs ?
B. Lakhdari : Je suis un ancien joueur qui a connu toutes les catégories au sein du MB Béjaïa (Aujourd’hui MOB), je me rappelle que même quand j’étais junior, j’ai été promu en équipe-fanion, où j’ai acquis beaucoup d’expérience avec les Malek et Louheb Bouaiche, Mohand Lagar, Bouchettou. Ces derniers nous ont aidés pour apprendre beaucoup de choses, Dieu merci, il y a eu aussi l’apport de l’entraîneur, en la personne du regretté Akli Sellami. C’était du temps de Yousfi, un ex-joueur de la JSK, que l’on a joué l’accession et connu le haut niveau. C’était à travers cela, que nous avons connu ce que veut dire le professionnalisme. Ensuite le MBB est devenu le MOB, avec Rachid Dali comme entraîneur, et des joueurs tels que Karim Bouaiche et Karim Bouakaz, et où nous avons connu la gloire et où j’ai donné beaucoup pour le MOB en tant qu’attaquant. Ce qui m’a valu d’être contacté en compagnie de Rachid Bourebaâ par le MC Alger, et je me rappelle que dès notre arrivée à la gare routière du Caroubier, un dirigeant de l’USM Alger qui nous connaissait à Béjaïa, nous a fait une autre proposition, ce qui fait que nous avons effectué notre préparation au sein de cette équipe, dans les années 90. Mais après le décès de mon père, que Dieu ait son âme, et comme j’étais l’aîné, il me fallait rentrer chez moi mais comme les dirigeants du MOB de cette époque ont ramené des joueurs d’autres régions pour jouer l’accession, j’ai rejoint l’autre club de la ville, la JSMB en l’occurrence, qui m’a pris en charge et qui m’a aidé, tout comme le MOB aussi, que je ne remercierai jamais assez. J’ai contribué d’ailleurs à l’accession de la JSMB. J’ai arrêté juste après, pour être dirigeant au sein de cette équipe, en mettant toute mon expérience au service de cette équipe. Voila en quelques lignes mon trajet dans la vie sportive.
Vous avez ensuite créé le Ghalia…
Avant le début de la saison sportive 2003/2004, j’ai voulu contribuer à la relance du sport dans la commune de Oued-Ghir en général, avec un projet que j’ai mis en place, à savoir la création de l’équipe du CR Mellala. Les choses n’ont pas marché comme je le souhaitais car j’ai rencontré beaucoup de difficultés avec certaines personnes. Donc, je me suis retiré, et comme je suis un enfant de la Haute-Ville, j’avais ce projet que je voulais réaliser avec Aami Said Hashaten, Allah Yerrahmou, c’était en 2004. Ça n’a pas marché, et puis deux ans après, voyant que notre quartier de la Haute-Ville était abandonné, j’ai fait tout mon possible pour récréer cette association qui est le Ghalia club de Béjaïa, qui existait déjà en 1973, et à sa tête le regretté Dda Mohamed Righi, alors président, qui a démissionné en compagnie de son comité, après seulement quatre années (1977), pour la simple raison, qu’il y avait la JSMB qui a recruté les meilleurs joueurs de cette équipe du Ghalia, à l’image de Nasser Yahiaoui. L’été passé, on a fait de notre mieux, en mettant même la main à la poche pour la recréation de cette équipe, et comme il y a un manque flagrant pour la jeunesse, j’ai opté pour la création de sept catégories (PP, poussins, benjamins, minimes, cadets, juniors et séniors), on compte dans notre effectif actuellement 200 personnes, ce qui est énorme. Les gens sont venus pour nous encourager à aller de l’avant. On a donc réussi dans un premier temps à affilier cette association et notre projet est de faire de la prospection notre cheval de bataille. D’ailleurs, je vous informe que nous avons à présent un jeune qui a été prospecté par le NAHD et un autre par un autre club de la D 1. Notre but était aussi d’éviter à ces jeunes des fléaux, tels la drogue, l’alcoolisme, etc. La seule chose que je voudrai soulever, c’est qu’aucune subvention ne nous a été allouée par les pouvoirs publics, et on est en train de faire des pieds et des mains pour doter, ne serait-ce qu’avec le minimum cette équipe. Bref, nous avons aussi comme objectif, la réalisation d’un centre de formation ici à Béjaïa et Inchaa Allah, nous y parviendrons.
Bref, quelle appréciation en faites-vous. Quel est le parcours de votre équipe depuis le début de l’actuel exercice ?
Comme c’est notre première année dans le préhonneur de Béjaïa, on s’est fixé comme objectif : la discipline, le fair-play et l’éducation sportive. Je dis cela, puisque j’ai dû constater que pas mal d’équipes qui jouent dans notre championnat, n’ont pas cette éducation sportive. Nous, on est là à suivre ces trois critères. C’est pour dire que cette année, les résultats importent peu pour nous. La moyenne d’âge chez nos joueurs est de 20 ans, avec sept joueurs juniors qui évoluent actuellement en séniors. Notre but est donc la formation à long terme, même si je dois avouer que certains arbitres ne savent même pas gérer une rencontre, à l’image de celui face à Barbacha, qui a offert un penalty pas du tout évident, tout en privant notre équipe d’un autre très valable. Même avec ces pratiques, notre but est de ne pas inciter les joueurs à la violence.
Un message particulier à transmettre
Je tiens à remercier les gens qui nous ont aidé, de loin ou de près, par leur encouragement ou par des moyens, et ce depuis le début de saison en cours. Je lance un appel aux autorités pour prendre en considération cette association, tels la DJS, le wali, le P/APC de notre commune. Ces dernières doivent savoir qu’il y’ une association qui a pour nom, le Ghalia club de Bejaia qui existé depuis 1973, et qui est revenue cette année. De même que les élus de l’APW qui en savent quelque chose. L’actuel wali de Bejaia, qui dès son arrivée était le porte-bonheur, car la JSMB a gagné la Coupe d’Algérie, son premier titre depuis sa création, ce dernier nous a promis de nous aider et de ne pas nous lâcher. Enfin je tiens à remercier certaines personnes de la JSMB qui sont en train de nous aider par tous les moyens possibles.
Entretien réalisé par R. M.
