Cette opération de vente intervient suite à l’appel d’offres international lancé en mars dernier et dans laquelle ont soumissionné plusieurs sociétés étrangères dont la plupart sont du Moyen-Orient. Ce navire de type vraquier d’une capacité de 20 586 tonnes de port en lourd, construit en 1978, a été cédé selon la formule » As is, where is » et il sera livré à son propriétaire incessamment. Ce qui fait qu’au cours de l’exercice 2005, c’est la deuxième cession d’actifs après celle du navire Gara Djebilet que le groupe CNAN a réalisé. Ksar Chellala sera le prochain sur la liste. Un avis d’appel d’offres sera lancé dans les prochains jours, lit-on dans un communiqué du groupe CNAN parvenu hier à notre rédaction. Ce dernier, de type Général Cargo (construit en 1977 et dont la capacité est de 20 000 tonnes de port en lourd), est actuellement en relâche en rade au port de Annaba. D’après le même communiqué de la CNAN, ce dernier est en parfait état de marche avec « néanmoins quelques prescriptions mineures ». Cela étant, ces trois bateaux s’ajouteront aux 23, au total, vendus depuis le lancement de l’opération cession d’actifs lancée par ledit groupe. » Ces navires sont âgés entre 26 et 28 ans, complètement et totalement amortis et inadaptés à la nouvelle structure du trafic généré par le commerce extérieur de l’Algérie. Ils ont été, pour la plupart d’entres eux, réparés et remis en exploitation par les nouveaux propriétaires sur les lignes du Moyen–Orient et de la côte ouest africaines et par la suite cédés à des repreneurs étrangers « , souligne ledit groupe dans le même communiqué. Pour parer au besoin de la CNAN, le groupe a dû recourir à des affrètements, sur le marché international, de navires en conformité avec les normes internationales. D’ailleurs, le transfère des marchandises générales et conteneurs a été effectué par les deux-tiers, en moyenne, de navires affrétés. Toutefois, si on se réfère à ce qu’a été mentionné dans le communiqué, il y a lieu de déduire que le groupe Cnan ne compte pas, à défaut de moyens, affréter d’autres navires, du moins pour ces prochaines années. Dans ce contexte, le groupe atteste que, eu égard au niveau très élevé des indemnités d’affrètement, » la compagnie nationale qui a achevé la filialisation de ses activités s’est résolument engagée à poursuivre son programme de désinvestissement et à rationaliser ses effectifs, tout en recherchant les meilleures conditions de renouvellement et de modernisation de sa flotte dans le cadre du partenariat « . Rationaliser ses effectifs, cela suppose une compression de travailleurs. Une démarche qui va inéluctablement susciter le courroux de ces derniers qui, faut-t-il le rappeler, par la voix de leur syndicat ont, à maintes reprises, exprimé leur appréhensions et leur mécontentement. Par cette déclaration officielle, on pourrait donc s’attendre à des ripostes protestataires.
Wassila O. H.
