Le journal se vend chèrement à Adekkar. Les quotidiens nationaux y sont cédés à 15 DA, soit 50% de majoration. Les journaux hebdomadaires se vendent à 25 DA, soit 25% de plus. “Chaque jour, j’achète deux journaux, la Dépêche de Kabylie à 13 DA et celui sportif à 25 DA”, déclare un élève de lycée. “C’est très cher, mais j’ai pris l’habitude de les acheter”, ajoute-t-il. Un professeur renchérit : “Je n’arrive pas à comprendre pourquoi les distributeurs de journaux ne se déplacent pas à Adekkar, pourtant on est à 25 km de la ville d’El-Kseur et… la RN 12 passe par là.”
Pour l’heure, il y a deux citoyens de la région qui font de cette activité leur gagne-pain. Ils s’approvisionnent chaque matin chez les marchands de journaux d’El-Kseur et acheminent les journaux via les navettes de transport public. Quand on sait que le revendeur doit débourser 60 DA pour son déplacement en aller-retour, on comprend aisément que les prix pratiqués ne sont pas trop exagérés. “Plus de 50% des habitants de la daïra ont le niveau de 3e AS”, estime un universitaire. “Les habitants de la région sont cultivés, si le journal se vend à son prix initial, le vendeur va travailler mieux”, constate la même personne.
Menad Chikhi
