Et pourtant, d’aucuns attendaient que le premier responsable du secteur allait, à la faveur de son déplacement à Béjaïa, inaugurer officiellement cette nouvelle offre de la SNTF. A ce titre, explique le wali : » Il faut procéder en premier lieu à plusieurs essais et à une vérification méticuleuse des rails avant de mettre en service l’autorail. «
Arrivé en fin de matinée à la gare du chef-lieu de wilaya, le ministre a eu, quelques minutes seulement après sa descente du train, à s’entretenir avec les cadres de la SNTF de Béjaïa sur la possibilité du dédoublement de la voie ferroviaire. Ensuite, le ministre des Transports s’est rendu au port de Béjaïa pour tâter le pouls de la plus importante entreprise publique au niveau de la wilaya de Béjaïa. Sur les lieux, le premier responsable de l’infrastructure portuaire a insisté sur la nécessité de procéder dans les plus brefs délais à l’extension et à la modernisation du port, avant de faire part au ministre de la panoplie de projets d’aménagement et actions en cours de réalisation à l’image de la construction de plusieurs quais, le déplacement du poste gazier, la réalisation, d’un nouvel appontement spécialisé au niveau de la jetée du large. A noter dans ce cadre que les travaux de réalisation ont été engagés le mois de janvier dernier et s’achèveront le mois de décembre de l’année en cours pour un montant global de 1,18 MD. Aussi et dans le cadre du prochain plan quinquennal, il est prévu la construction d’un nouveau terminal à conteneurs d’une capacité de 48 000 TEU équivalant à 574 000 T le long de la jetée du large. A propos de la requête de la direction de l’infrastructure portuaire portant extension et modernisation du port pour, insiste le P-DG de l’EPB, gagner de nouvelles part de marché, le ministre des transports a assuré que » l’extension du port s’impose d’elle-même et la direction de l’EPB a une vision concernant celle-ci. Pour moi, elle est plus que raisonnable, donc nous allons l’accompagner ». Amar Tou s’est arrêté ensuite au niveau de l’entreprise de réparation navale pour s’enquérir de l’avancement des travaux de réparation du car-ferry » Tarik Ibn Ziad » en cale-sèche d’une capacité de 15 000 tonnes depuis deux semaines. Signalons au passage que ladite entreprise est la seule en Algérie à disposer de moyens humains, infrastructures et équipement aptes à offrir des services de normes internationales. L’autre étape de la visite de travail et d’inspection du ministre des Transports a été la gare routière, où le taux d’avancement des travaux est estimé présentement à près de 15%. Le premier responsable du secteur des transports a insisté auprès de l’entreprise réalisatrice sur le rapport des délais de réalisation soit respecté et la nécessité de prévoir l’intégration d’une ligne ferroviaire. Cette infrastructure plus que vitale coûtera au Trésor public pas moins de 8 052 225,00 DA et sera livrée le mois de mai 2010.
Le ministre s’est rendu ensuite à l’aéroport Abane-Ramdane de Béjaïa pour voir de visu les conditions d’accueil et de traitement des passagers ainsi que les possibilités d’engager des travaux en vue de son extension. La dernière étape de la visite ministérielle a été effectuée au niveau de l’école technique de formation et d’infrastructure de Sidi Ali Lebhar. Ladite école dont les travaux ont été engagés en 1981 est présentement dans un état de délabrement, voire abandonnée. Là-dessus, le ministre des Transport s’est gardé de faire le moindre commentaire. Ouvrira-t-elle un jour ses portes ?
Dalil S.
