L’association Iklat accueillera le printemps par «Adheryis»

L’association touristique et culturelle Iklat d’El-Kseur, a organisé, le week-end écoulé, en collaboration avec l’APC d’El-Kseur, l’association Taourirt n’Garet, et l’association Ithri Afnay, des festivités sur la tradition «Adheryis».

Le premier jour, une conférence sur «Adheryis 2959», a été présentée par deux ingénieurs en agronomie et une universitaire en tamazight, dans la salle de cinéma de centre-ville ; la deuxième journée fut spécialement consacrée au dîner de couscous aux œufs et à l’Adheryis. M. Kasmi, ingénieur en agronomie et animateur de l’émission «Conseils aux agriculteurs» de Radio Soummam, a qualifié la plante «Adheryis» comme étant «une protection sanitaire», c’est un vaccin naturel pendant toute l’année», dira le conférencier.

Il a insisté sur la nécessité de la présentation de la plante et de nos traditions, «Attirer l’attention des citoyens pour préserver et protéger la plante», ajoute-t-il.

«Le couscous aux œufs et à l’Adheryis est un aliment complet, il est très riche», dira, pour sa part, M. Laïb, le deuxième conférencier. La troisième intervenante évoqua les différentes traditions d’accueil du printemps en Algérie. «Pas d’Adheryis à Tizi Ouzou».

Elle nous confirme aussi la date du début de printemps berbère, «le début du printemps berbère est le 1er mars» déclare-t-elle.

«Adheryis est une fête traditionnelle et populaire ; elle se tient au début de chaque printemps» nous dit, pour sa part, le président de ladite association. Et d’ajouter : «Il faut transmettre le message à la nouvelle génération de nos tradition pour lutter contre l’évasion culturelle, préserver nos traditions et faire la distinction entre les civilisations».

Les présents étaient nombreux, vers 18 h, des plats furent servis dans une salle d’une capacité de 150 places, dans les mosquées de la ville et dans le centre-ville.

Les lycées pour leur part, ont participé à la fête : «C’est un plaisir que de déguster les plats traditionnels», nous dit un lycéen. «J’espère que c’est pas la dernière fois», ajoute un élève de 4e année moyenne.

Menad Chikhi