Je suis prêt à démissionner si….

La Dépêche de Kabylie : Premièrement, quel bilan en avez-vous tiré de votre participation au tournoi de Bretagne en France ?

M. Moukah : Pour la 4e reprise, nous avons participé à ce tournoi qui a regroupé plus de 150 clubs, français, un club de Londres et un autre d’Italie. Nous avons engagé durant ce tournoi 5 athlètes minimes filles et garçons Abla Ouhadj -57 kg ; Sabrina Alik -63 kg ; Boutaous Sylia -48 kg ; Djadel Redouane 55 kg ; Anis Abderahmani -50 kg. Malgré, la fatigue du voyage et le peu de moyens mis à la disposition de nos jeunes ces derniers ont réussi à donner le meilleur de soi-même dans une compétition ayant regroupé les meilleurs judokas minimes de France et de Bretagne. Cependant, au-delà des résultats techniques, il y a lieu de signaler la bonne prestation de tous nos athlètes lors des tours préliminaires ainsi que le bon comportement durant les trois jours passés en Bretagne. Aussi, durant ce voyage les enfants ont eu droit à une visite pendant 9 jours de la capitale française Paris. Il y a lieu aussi de remercier M. Kara Mendjel, P-DG de la STAF transport qui a aidé le club avec une somme de 1500 euros et 200 euros pour les enfants qui ont participe à ce tournoi, sans oublier les parents d’athlètes.

Votre retour au pays a été marqué par une polémique JCO – CCS : qu’en est-il exactement ?

Dès mon retour en date du 28 janvier 2009, j’ai eu écho qu’un compte-rendu de l’opération en question a été rédigé et envoyé par le président du CCS à la Direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Tizi Ouzou et celui-ci a été fait en présence du président de l’APC, son premier vice-président et les athlètes accompagnés de leurs parents ; tous ont signalé que ce compte-rendu a été établi à la demande de M. Lalmas Ahmed. Il y a lieu de relever l’absence des membres du CCS et des membres du bureau du JCO en particulier Mourad Chabane, en sa qualité de trésorier du club et membre de la délégation chargée de la préparation du voyage en question. Lors de la première réunion j’ai montré mon indignation du fait que le bureau du club n’a pas été destinataire d’une copie de ce compte-rendu et que le président du CCS a outrepassé ses prérogatives en envoyant ce document à la DJS. J’ai dis seulement que le rôle du CCS comme stipulé dans le code communal est d’œuvrer à la promotion du sport en général au niveau de la commune en apportant assistance aux associations et clubs sportifs sans rendre compte à une tutelle autre que l’APC, même en situation de crise, le CCS est tenu de les régler au niveau interne (intra-muros). Aux Ouadhias on a la chance d’avoir plus de 5 clubs spécialisés en arts martiaux et un club de football en voie de création, ce qui démontre encore une fois l’engouement et l’engagement de la famille sportive à élargir son champ d’action au sein de la société en général et de la jeunesse en particulier ; cependant, le CCS doit être un lieu de convergence pour toutes ces bonnes volontés où tout un chacun doit défendre les intérêts de la jeunesse des Ouadhias. Les élus locaux sont remerciés pour tous les efforts qu’ils ont fournis pour la création et la mise en place du CCS.

On parle de votre éventuelle démission…

Dans le judo club Ouadhias (JCO) on a une assemblée générale qui est l’organe suprême du club aussi avec des membres du bureau du club avec lesquels je travaille, en parfaite harmonie, on va organiser une AG extraordinaire dans laquelle on débattra de tous les problèmes du JCO et si mon statut de président est remis en cause dans cette AGE, je démissionnerai mais je resterait toutefois à la disposition des judokas des Ouadhias ; j’ai vécu plus de 15 années avec le Judo Club Ouadhias que je considère comme ma seconde famille et si mon départ arrangerait les affaires du club j’inviterai toutes les bonnes volontés de la région à prendre la gestion du club.

Parmi vos détracteurs, il y a eu ceux qui ont investi Internet… Une campagne vous ciblant y est actuellement menée. .

Je dirai tout simplement à ces personnes que le JCO est un club agréé par la wilaya de Tizi Ouzou, dans une Algérie libre,indépendante et plurielle ; ses membres ainsi que son président sont élus de façon démocratique lors d’une AGE réglementaire.

Abordons le volet technique, combien d’athlètes compte le JCO ?

Aujourd’hui, on compte plus de 250 athlètes répartis en catégories d’âges respectives et sont encadrés par des entraîneurs diplômés, à savoir : Hakima Naïb (éducatrice sportive 1re dan de judo), Nadia Feddi (éducatrice sportive 1re dan de judo), Djidjiga Tebah (1re dan de judo), Mourad Chabane (1er degré et 2ie dan de judo), Mourad Moukah (TS en sport et 2ie dan de judo). En plus du championnat de wilaya différentes catégories, nous avons déjà 3 athlètes qualifiés à la phase nationale espoirs qui aura lieu incessamment. Aussi, toutes les petites catégories seront dotées d’un nouveau programme de formation qui va nous permettre certainement de contribuer à l’émergence de nouveaux champions. Pour les infrastructures utilisées, le CSP, qui regroupe la grande majorité de nos effectifs, demeure insuffisant en matière de moyens pédagogiques et équipements notamment un Tatami (tapis) adéquat, la situation est bien pire pour la salle du marché regroupant les jeunes athlètes de la région est de la commune, qui reste une baraque métallique datant de l’ère coloniale qui ne dispose d’aucune commodité.

On vous laisse le soin de conclure…

Je souhaite que les autorités concernées (la DJS, l’APW, le ministère) se penchent sérieusement sur les problèmes financiers du club qui nous font défaut depuis toujours et estimer ce joyau à sa juste valeur. J’invite aussi tous les citoyens de bonne foi et de bonne volonté de la région à nous apporter leur soutien moral et matériel. Avec ses faibles moyens, l’APC des Ouadhias, a toujours répondu favorablement à nos doléances. Ses responsables sont invités à investir dans leur travail.

Entretien réalisé par A. Z.