Flambée des prix des fruits et légumes

La température des prix est en hausse incessante et le désarroi des ménages est grandissant. Tous les prix flambent, malgré une disponibilité de produits qui, en général, équivaut quantitativement celle de l’année passée à la même période, à l’exception de la pomme de terre, qui avoisinait les 70 DA de par sa rareté, les prix sont paradoxalement allés du simple au double voire même au triple.

La mercuriale affiche ces jours-ci pour la pomme de terre vendue à 50 DA, la carotte à 45 DA, la courgette à 80 DA, le poivron et le piment entre 120 et 140 DA, la tomate à 70 DA, l’oignon à 55 DA, alors que l’haricot vert est carrément inaccessible avec ses 220 DA le kg. Du côté des fruits, l’orange : la sanguine à 70-80 DA, la Tomson entre 120 et 140 DA, la pomme à 120 DA, la banane à 120-140 DA.

Pour ce qui est des viandes, c’est de la « frénésie ». Le poulet se vend entre 290 et 320 DA le kg. La viande bovine à 650 DA et l’ovine à 800 DA, les abats à 200 DA le kg alors que la sardine a atteint les 250 DA, même l’œuf fait parler de lui puisqu’il se vend entre 13 et 15 DA l’unité. A une semaine de la fête de Mawlid Ennabaoui, le risque de voir la mercuriale s’affoler davantage n’est pas à écarter. Qui est donc responsable de cette flambée des prix ? Les agriculteurs pointent du doigt les intermédiaires. « Ce sont eux qui imposent la loi des prix ». Alors, pourquoi ces agriculteurs n’écoulent pas leurs produits directement aux détaillants ? Et pourquoi ceux qui disposent de moyens de locomotion ne sillonnent plus les ruelles des villes et villages pour vendre à la criée leurs produits directement aux citoyens? Il suffit de se déplacer dans d’autres wilayas pour constater que la chose est courante même à Alger.

Notre wilaya demeure encore peu productrice en fruits et légumes, et ce par laxisme des responsables de l’agriculture. En effet, l’Etat se doit de planifier la culture de produits maraîchers à grande consommation et obliger les propriétaires des EAC et AEI à respecter le planning tracé et sévir à l’encontre des agriculteurs qui louent leurs terres ou vendent leurs productions avant floraison à l’exemple des propriétaires d’orangeraies alors que ceux qui laissent leurs parcelles de terre en jachère, l’Etat doit leur retirer leur titre d’exploitation et beaucoup de jeunes chômeurs n’attendent que l’occasion pour investir dans l’agriculture.

B. R.