Parmi les infrastructures qui font défaut dans la région d’Amalou et dont les responsables locaux appellent de leurs vœux la concrétisation dans un avenir proche, un établissement du cycle secondaire figure en pole position. « Nous avons sollicité toutes les instances concernées pour demander l’inscription de ce projet vital pour notre région, d’autant plus que l’assiette foncière est disponible », nous confie le P/APC d’Amalou qui semble faire de la réalisation de ce lycée son cheval de bataille. « Mais, déplore-t-il, le retour d’écoute se fait attendre ».
Le plaidoyer de l’édile est assis sur un argumentaire, a priori imparable, celui de faire bénéficier en sus des enfants d’Amalou, ceux de deux autres communes limitrophes, à savoir Tamokra et Bouhamza. Trois communes dont les élèves sont astreints à un long et périlleux déplacement jusqu’aux lycées d’Akbou et de Seddouk, éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres. « La réalisation d’un lycée dans notre région est doublement avantageuse. La régie communale, délestée d’un lourd fardeau, celui du transport régulier des élèves, pourrait redéployer son investissement sur un autre service public et les élèves scolarisés à proximité de leur lieu de résidence, trouveraient un cadre idoine pour une bonne scolarité, gage de réussite », plaide un élu local.
« Un décompte réalisé par nos soins, fait état d’au moins 1 000 élèves pour les communes de Bouhamza, Amalou et Tamokra. Tout ce beau monde, avec un fort pourcentage de filles, est reparti entre les lycées d’Akbou et de Seddouk, et dire qu’il y a dans certaines localités des lycées qui tournent avec moins de 500 élèves », soutient-il.
N. Maouche
