En effet, pendant le début de la nuit du mardi 3 mars 2009, une voiture a renversé un enfant de 8 ans qui est sorti heureusement indemne de cette imprudence du chauffeur.
La réaction des habitants ne s’est pas faite attendre, car juste après, quelque 200 personnes ont brûlé une dizaine de pneus sur la route pour empêcher les véhicules de circuler à plus de 60 km/h.
Pour rappel, plusieurs personnes ont été fauchées par des véhicules en ce lieu même par le passé. Certaines des victimes y sont mortes, en laissant derrière elles, des familles nombreuses sans ressources et d’autres gardent des séquelles à vie.
Les habitants que nous avions rencontrés se disent ahuris par le fait que l’entreprise réalisatrice se soit déplacée de Bouzeroul jusqu’au village Colonel-Amirouche pour effectuer des travaux et supprimer des dos d’âne érigés justement pour ralentir les bolides lancés à plus de 100 km/h.
B. A., habitant du village et père de deux filles scolarisées à l’école susmentionnée n’hésite pas à parler d’un stress permanent chez les parents, à cause, dit-il : « Du fait que nous soyons continuellement préoccupés par l’état de nos enfants et la peur de les trouver un jour renversés : ce n’est plus une peur, mais une phobie », termine-t-il sans voix.
Notons enfin que l’association du village a sollicité le jour même, avant que l’accident ne survienne, les autorités pour la remise en l’état des dos d’âne ou la construction de passerelles, notamment à proximité de l’école et le cas échéant, affecter deux personnes qui accompagneront leurs chérubins pour les faire traverser la RN26. Comme toujours, l’APC aurait donné son accord sans toutefois fixer d’échéancier.
En attendant de voir ce problème réglé, les usagers de la RN 26 doivent s’armer de patience car les embouteillages occasionnés par ce cassis fortuit s’étendent de part et d’autres car ce dernier, n’étant signalé par aucun panneau, est un véritable gouffre pour les automobilistes, notamment de nuit. Et dire que l’imprudence d’un conducteur peut influer aussi sérieusement sur la vie de toute une région !
B. Sadi
