La Maison de jeunes revit

En effet, c’est depuis la clôture de la dernière édition de la fête du Bijou (été 2008) que dure la période creuse du FAJ. La Maison de jeunes a tout simplement été désertée par les Ath Yenni faute de manifestations.

Outre le climat très frais qui ne s’y prêtait pas vraiment. Mais à présent, le FAJ reprend du service et rouvre enfin ses portes au public : d’abord en abritant des pièces théâtrales dans le cadre des journées commémoratives de la disparition de l’écrivain Mouloud Mammeri.

Ces dernières ont d’ailleurs attiré braucoup de jeunes curieux ; des spectacles dramatiques sont donnés par des acteurs de régions kabyles voisines.

Lors de la Journée internationale de la femme, la municipalité d’Ath Yenni l’a dignement célébrée dans l’enceinte du FAJ en organisant un gala animé par une pléiade de chanteurs kabyles dont Mekhlouf.

Un concours de plats traditionnels et une superbe exposition féminine de costumes et bijoux berbères qui ont pavoisé les murs de la Maison de jeunes.

En plus de ces récentes manifestations culturelles qui ont drainé la jeunesse de Beni Yenni, la Maison de jeunes se veut un refuge idéal pour des moments de détente et de loisirs.

On y trouve un espace scientifique aménagé en cybercafé où des cours d’informatique y sont dispensés. Aussi, une salle polyvalente pour le judo et autres sports est prévue. C’est également au FAJ que la chorale de chant et danse kabyles typiques s’entraîne et que les jeunes s’adonnent à des exercices de musculation avec les équipements mis à leur disposition. Il est certain que les manifestations qui se tiennent au FAJ permettent aux jeunes de rompre avec la monotonie quotidienne. Cela dit, elles demeurent occasionnelles et les autres activités éphémères. Aussi, la jeunesse d’Ath Yenni aspire à l’enrichissement de ces activités et à leur survie surtout quand on connaît le grand espace et le bon aménagement dont jouit l’établissement en plus de la bonne volonté des responsables municipaux et du mouvement associatif qui fournissent beaucoup d’efforts pour faire fonctionner la structure.

D. K.