Après une éphémère stabilité dans les prix, et une production record lors la saison écoulée, la pomme de terre fait de nouveau parler d’elle. En effet, le kilo de ce tubercule très apprécié par les Algériens reprend son envol pour atteindre les 65 à 70 DA/kg au marché et autres étals de Bouira, et même ailleurs, un prix exorbitant inaccessible pour la majorité des ménages. Selon le président de l’association des producteurs de la pomme de terre de Bouira, M. Chedani : « c’est le résultat d’une mauvaise gestion, il y avait une surproduction la saison dernière et l’Etat avait promis d’acheter une grande quantité aux producteurs afin de leurs éviter la faillite mais à ce jour la majorité d’entre eux ne sont toujours pas payés, le cauchemar est toujours d’actualité,les producteurs de la pomme de terre n’avaient pas d’argent pour investir de nouveau dans ce créneau, il y a ainsi l’absence d’un véritable planning, la campagne a débuté en retard, les engrais n’étaient pas disponibles au début, un système de régulation qui ne fonctionne pas bien et finalement l’apparition du mildiou… Heureusement que le taux de pluviométrie a été important cette année pour sauver un peu l’arrière saison. 40% des producteurs de la pomme de terre se sont reconvertis à la culture du blé donc il y a un véritable manque d’espace pour cultiver ce tubercule ce qui fait que la récolte est si faible avec un rendement qui varie entre 180 et 200 qx/ha ».
Malgré cela, le département de Rachid Benaïssa fait tout pour minimiser les dégâts en promettant une baisse des prix en avril prochain avec l’arrivée de la production de saison sur le marché.
Rayane B.
