Cette décision prise récemment par les autorités wilayales répond à un besoin pressant que les citoyens n’ont eu de cesse d’exprimer au cours de ces derniers mois notamment. En effet, les chantiers afférents à l’amélioration urbaine qui touchent à présent de nombreux quartiers de la ville a fait que certains marchés implantés naguère dans le centre-ville à l’image du marché dit « Souk Hlima » ont été totalement rasés et leur substitution n’a pas encore été faite.
Parmi d’autres raisons qui incitent les autorités à créer de nouveaux espaces commerciaux, il faut citer la disparition bientôt de l’actuel et important marché des fruits et légumes se trouvant à proximité de la gare routière.
On croit savoir qu’une fois rasée, l’immense assiette du dit marché servira à la construction d’un théâtre de verdure.
Il est utile de citer également une autre raison non moins importante celle-ci qui pousse les autorités à envisager la création de nouveaux marchés : il s’agit en fait de la lutte que la police et les services d’ordre mènent depuis de longs mois contre le commerce informel et le désordre qui y règne sur la voie publique. En ce sens, il y a lieu de souligner que de nombreux marchés informels situés dans plusieurs quartiers de la ville tels que Ain-Graouache (Ex-Gare routière), l’Ecotec et d’autres, ont été délocalisés et les riverains peinent depuis à s’approvisionner en fruits et légumes du fait que le marché le plus près se trouve de l’autre côté de la ville. En somme, le délai de réalisation des six marchés dont il est question a été fixé à deux mois à partir du lancement des travaux. Deux d’entre eux vont être créés dans le plus grand quartier de la ville, à savoir les 1100 Logements (Ecotec), deux autres verront le jour au quartier de Draâ El-Bordj où les ménagères faute de mieux se rabattent actuellement sur les marchands ambulants qui font la tournée à bord de leurs véhicules. Les deux derniers marchés seront construits quelque part dans les quartiers de l’ancienne ville.
S. Soumia
