La gestion des œuvres sociales de l’EPH jugée “controversée”

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Dans une correspondance adressée au ministre de la Santé, la section syndicale du SAP (Syndicat algérien des paramédicaux) de l’EPH d’Aïn Bessam dénonce “la gestion controversée des œuvres sociales” dans leur établissement. Dans le document en question dont nous détenons une copie, les travailleurs de l’EPH d’Aïn Bessam soulignent qu’“ils n’ont jamais bénéficié de dons de fin d’année ni en numéraire ni sous forme de cadeau.’’ Les rédacteurs de cette lettre imputent cet état de faits aux responsables de la section syndicale de l’UGTA de cet établissement qui auraient été “désignés jusque-là par cooptation au sein de la section syndicale de l’UGTA, en dehors de toute élection libre et démocratique tel que stipulé dans les textes en vigueur.’’ Ainsi et toujours selon les travailleurs, il est exigé de la tutelle une enquête de l’Inspection générale des finances pour faire la lumière sur “la gestion de l’actuelle commission et rendre justice à qui de droit». Cette lettre a été adressée au ministre avec copie à l’inspection générale du ministère de la Santé, l’IGF, le secrétaire national du SAP, au wali de Bouira, au DSPRH de Bouira, au procureur général de la République et au chef de la Sûreté de la wilaya de Bouira. Pour les syndicalistes du SAP avec lesquels nous avons pris attache, la section de l’UGTA de l’établissement public hospitalier d’Aïn Bessam doit rendre des comptes aux adhérents. “A cause de l’opacité dont sont gérées les œuvres sociales, nous sommes plus d’une centaine d’adhérents à avoir rejoint le SAP. Nous ne sommes pas contre l’UGTA qui revendique et qui défend les droits des travailleurs, mais nous sommes contre certaines personnes responsables de cette section désignées qui imposent leur diktat. L’hôpital d’Aïn Bessam est devenu un modèle en matière de prise en charge des patients et de la qualité des soins prodigués depuis l’installation du DSP et du nouveau directeur de cet établissement. Que ceux qui remettent en cause la gestion de cette structure, apportent des preuves sinon, si la rigueur et la discipline instaurées par le premier responsable de l’établissement ne conviennent pas aux personnes désignées à la tête de la section de l’UGTA, elles n’ont qu’à quitter leurs postes.” nous dira M. Tahri, président de la section syndicale SAP de cette EPH.

B. H.

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