Le candidat à la présidentielle, Moussa Touati, s’est appesanti sur deux questions socio-politiques, l’Etat de droit et la rupture avec le système bureaucratique, lors du meeting qu’il a animé hier en milieu d’après midi, à la salle des fêtes de Boudouaou.
Se laissant aller à des accès de colère, il soupçonnera l’administration à tous les niveaux de s’adonner encore à la fraude en achetant les voix des électeurs, lors du prochain scrutin présidentiel. Et d’enchaîner que “l’argent du contribuable ne cesse ainsi d’être dilapidé.” Dans la même optique, il insistera sur les difficultés auxquelles son parti est confronté en cette période de campagne électorale. “ Pour financer l’opération de surveillance du scrutin nécessitant 45 000 contrôleurs, il nous faut, dit-il, plus de quatre milliards de centimes.”
Au début de son allocution, l’orateur avait fait une rétrospective sur la gestion politique du pays depuis 1963.
Un système dont les responsables sont restés indifférents aux préoccupation de la population. L’alternative qu’il propose se résume en l’instauration d’un Etat de droit, qui garantit l’égalité entre les citoyens.
Lui aussi parle de souveraineté populaire qui ne peut se réaliser qu’à travers des élections libres et honnêtes. Sa consigne aux citoyens est donc d’aller massivement aux urnes, le 9 avril 2009.
Salim Haddou
