Deux diplomates algériens enlevés à Baghdad

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Ali Belaroussi, chargé d’affaire à l’ambassade algérienne et Azzedine Belkadi, son attaché diplomatique, ont été braqués par des inconnus armés, alors qu’ils sortaient de leur bureau et se dirigeaient vers un restaurant situé à proximité.Les deux diplomates, qui n’étaient pas armés, ont été contraints de monter dans un autre véhicule, a témoigné un fonctionnaire de l’ambassade algérienne, qui a observé la scène, à des agences de presse étrangères. Ce fonctionnaire marchant dans le sens inverse de ses deux collègue ne pouvait rien faire parce qu’il n’était pas armé. Le ministère des Affaires étrangères avait confirmé l’information jeudi soir. Une source du ministère des Affaires étrangères avait indiqué à l’APS que les autorités du pays « suivait de très près l’affaire  » et que l’Algérie n’a reçu aucune demande particulière.Hier après midi, le chargé de communication du ministère des Affaires étrangères avait déclaré à l’agence britannique Reuters que  » aucune information n’est disponible « , même si les autorités « font tout leur possible » pour retrouver les deux diplomates, dont l’un d’eux, Azzedine Belkadi, 47 ans, a rejoint son poste samedi dernier. Par ailleurs, le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, a refusé, hier matin, lors d’une conférence de presse animée à Alger, de donner plus de détails. « Il faut laisser le gouvernement faire son travail dans la sérénité. Il y va de la vie de nos deux compatriotes », a-t-il souligné avant de demander aux ravisseurs de libérer les deux otages. Il a également demandé aux fonctionnaires et autres diplomates d’éviter toute autre déclaration.Les Etats-Unis d’Amérique, de leur côté, ont condamné le rapt, et t immédiatement proposé leurs services aux autorités algériennes « afin d’aider à retrouver les deux otages « . La France a également condamné l’acte, par la voie d’une porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, et se pose la question lancinante de la sécurité des diplomates accrédités à Baghdad. Il faut rappeler que le chargé des affaires égyptien en Irak, Ihad El Charif, a été enlevé le 5 juillet et exécuté par un groupe irakien inconnu.Au moment où nous mettions sous presse, aucune information n’a filtré sur cette affaire, qui a suscité beaucoup d’interrogations dans les milieux diplomatiques, parce que notre pays a été contre l’invasion de l’Irak et son statut de pays colonisé, imposé par la coalition anglo-saxonne qui a pris le pays après la chute de Saddam Hocine en 2003.

Ali.B

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