Les images de la sécheresse en Europe, diffusées par les chaînes de télévision par satellite, ont de quoi faire peur : l’Europe, la verte Europe, aux longs fleuves et aux rivières abondantes, se dessèche, du moins dans ses régions les plus septentrionales. Les champs espagnols et portugais sont littéralement brûlés, les sols, porteurs jadis de riches récoltes sont rabougris et fendillés partout, le niveau des rivières françaises a atteint, dans certains départements la côte d’alerte, au point que les autorités ont interdit l’arrosage des jardins et le lavage des voitures à jet de tuyau ! D’après les spécialistes, cette tendance à la sécheresse, dans les pays méditerranéens, ira en s’accentuant dans les prochaines années, on prévoit même, dans les cinquante ans à venir, une hausse sensible des températures. Autrement dit, c’est la tendance au réchauffement de la planète qui se confirme ! En Algérie, en dépit d’un hiver particulièrement pluvieux, on ressent également les effets de la sécheresse et celle-ci, comme ailleurs, ira en s’aggravant, les prochaines années. Chez nous aussi, c’est le réchauffement de la planète, et plutôt que de se désoler, il faut dès maintenant se préparer à affronter le grave problème de la pénurie d’eau. Il faut profiter de l’embellie financière pour construire des barrages, beaucoup de barrages, de petits et de grands, pour recueillir et conserver la moindre goutte d’eau qui tombe du ciel. Il faut préserver aussi de la pollution, les points et les cours d’eau actuels, ainsi que la nappe phréatique. Enfin, il faut multiplier tout au long des côtes des usines de dessalement de l’eau de mer… Bref, il faut préparer dès maintenant l’avenir, pour que nos enfants et nos petits enfants ne souffrent pas trop du manque d’eau…
S. Aït Larba
