Rareté de l’eau potable

Le problème d’eau à Boghni reste toujours d’actualité. C’est en cette période estivale avec la vague de chaleur s’évissant dans toute la vallée formant la grande agglomération, que le besoin des populations se fait de plus en plus sentir. Cela, face à une pénurie totale d’eau potable, car faut-il le savoir, le réseau AEP desservant les foyers a pour origine la source intarissable de Tinzer. En effet, située sur les hauteurs surplombant les localités de la région, son eau jaillit des entrailles du Djurdjura, mais avec une qualité jugée impropre à la consommation du fait qu’elle comporte un degré de salinité très élevé. C’est cette eau qui, depuis des années, alimente presque tous les quartiers de la ville sans pour autant servir à beaucoup de choses, exceptée son utilisation pour certaines taches ménagères. Mis à part cela, pour les besoins de consommation et d’usage domestique, les ménages sont obligés de parcourir des kilomètres pour se procurer le liquide précieux à partir des sources situées à la périphérie de la ville. Heureusement, pour cette année, l’exécutif communal a pensé à l’installation des fontaines publiques, une opération qui s’est avérée fructueuse du moment que l’eau puisé de la source d’El Anasser profite aux habitants du centre-ville qui, quotidiennement, avec des moyens rudimentaires acheminent la denrée rare. Néanmoins, pour de nombreux observateurs locaux, cet effort demeure insuffisant tant qu’une solution idoine, n’est pas trouvée à l’épineux problème. Pour cela, du côté de la daïra de Boghni, il y a longtemps qu’on nous a annoncé l’imminence de l’installation de deux stations d’épuration d’eau. Si la première sera réalisé en lieu et place de la station de pompage de Tal Oullili, du côté de Bounouh. Quant à l’autre, elle le sera en aval du village d’Aït Ali à proximité de l’usine hyro-électrique. Enfin, il faut aussi signaler l’échec de l’opération de la création d’un nouveau réseau de distribution à partir de la nappe phréatique de Mechtras à cause de la faiblesse des débits existants dans les forages réalisés à cet effet.

M. Haddadi