Accueilli en fanfare, Bouteflika a mis l’accent sur la nécessité de poursuivre l’œuvre initiée jusqu’ici et les réformes entamées depuis dix ans, tout en soulignant la nécessité de « consolider le processus de la réconciliation nationale ».
Dans ce registre, le candidat indépendant dira qu’ » il n y aura pas d’amnistie allant à l’opposé de la volonté du peuple et des intérêts du pays « .
Dans le même sillage, Bouteflika poursuit: « L’œuvre de reconstruction entamée depuis dix ans a permis de redonner à l’Algérie l’espoir et la place qu’elle mérite dans le concert des nations et cela avec comme objectif de mettre à l’abri notre pays des inconstances et des mutations le tout dans un monde de plus en plus interdépendant. »
Aussi, Bouteflika a affirmé q’il a « inlassablement placé au premier rang de ses préoccupations, le rétablissement de la paix sociale et la sécurité » tout en indiquant avoir « pu mesurer, ces dernières semaines de campagne les résultats positifs de la réconciliation nationale et la perception des citoyens ainsi que l’engouement de la population ».
« Notre souci majeur est de privilégier cette démarche car notre peuple a trop souffert et c’est de notre devoir de lui épargner d’autres souffrances et de permettre à notre nation de se reconstruire et d’espérer à un avenir serein. » Et d’ajouter : « Nous n’abdiqueront pas face à ceux qui continueront dans la voie de la terreur et de la destruction », a-t-il clamé haut et fort devant une assistance en effervescence.
Dans le même sillage, le candidat Bouteflika a évoqué l’éventualité d’une amnistie générale, dont l’adoption est écartée s’il n’y a pas de paix totale,
a-t-il dit. Ce volet a déjà été abordé par le candidat lors d’un de ses discours de campagne, rappelle-t-on.
A cet effet, il poursuit : « Il n’y aura pas d’amnistie générale sans référendum, c’est le peuple qui pardonne et c’est à lui que revient la décision finale. » Bouteflika reviendra sur tamazight : « Nous sommes tous des Amazighs, c’est là qu’on puise notre identité. » Il s’estimera heureux de la création de la chaîne en tamazight, qui consolide les valeurs du peuple algérien. Le candidat, qui se présente pour la troisième fois à la magistrature suprême, a rappelé les acquis de l’Algérie durant ses deux mandats tout en énumérant les défis des cinq années à venir.
Aussi, il martèle : « Il faut éradiquer la crise du logement et élargir les perspectives d’acquisitions de logements. »
Hacène Merbouti
