Profitant du passage de son école, pour jouer une joute amicale face à l’équipe locale d’Amizour, le WARDA en l’occurrence, nous avons accosté l’un des coaches de cette équipe, qui a bien tenu à répondre à nos questions. Suivons-le :
La Dépêche de Kabylie : Présentez-nous la JSSA ?
Boualem Oukaci : La société Sonatrach, nous a contacté pour nous demander si on voulait créer une école de foot féminin à Sidi Aich. J’ai pensé alors à mon ami Kamel Bouzit, pour me suppléer. Avec le temps, on a réussi à réunir une trentaine de filles. On a envoyé dés lors la liste à cette société, qui nous a envoyé les tenues nécessaires, les ballons et les souliers. Actuellement, nous sommes en train de faire deux à trois séances par semaine, et ce pour arriver à apprendre les ABC du football à la gent féminine.
L’engouement pour la création des équipes féminines ici à Béjaïa et partout en Algérie fait que, plusieurs clubs ont vu le jour, ces derniers mois…
J’avoue que c’est une bonne chose pour notre wilaya, et les filles aiment aussi le foot. Imaginez un peu, qu’à chaque séance, d’une à deux heures, ces filles me disent de continuer. Et à chaque séance, l’effectif est au complet.
Pensez-vous que le football féminin est sur la bonne voie ?
Une chose est certaine, si les parents de ces filles n’ont pas confiance envers les techniciens, ils ne permettront jamais à leurs filles de s’inscrire. Ce n’est pas propre seulement à Sidi Aich, mais pour plusieurs contrées de la wilaya de Béjaïa (Amizour et Akbou par exemple).
Quelle appréciation en faites-vous de ce qu’ont réalisé vos filles lors du tournoi d’Akbou ?
Nous avons joué en tout trois matches, on a perdu deux et on a gagné un. Par rapport au travail accompli au niveau de ces filles, on peut dire qu’on est satisfaits. Et, je suis optimiste pour l’avenir de ce sport chez la gent féminine.
Pour pratiquer ce sport chez la gent féminine, il faut des moyens, non ? Et votre école en a-t-elle ?
A Sidi Aich, notre problème, c’est le stade.
Des fois, on est obligés de s’entraîner au CSP, ce qui fait que nous devons trouver dés créneaux idéals pour s’entraîner au stade. Cela nous pousse en quelque sorte à s’adapter. On n’a pas le choix d’ailleurs, et on doit faire avec.
Entretien réalisé par R.M
