Pluies inquiétantes

Le froid qui sévit depuis maintenant une dizaine de jours, confirme encore une fois, l’adage qui dit « en avril, ne te découvre pas d’un fil ». Le mois d’avril coïncidant avec « aheggan » nous rappelle que l’hiver est toujours là.

Ceux qui avaient quitté leur veste et diminué l’intensité de leur poêle à mazout, pensant faire des économies de carburant, doivent déchanter. La même phrase est alors, sur toutes les lèvres « l’hiver est revenu ».

Les cimes du Djurdjura reprennent leur couleur blanche qu’elles avaient commencé à perdre, avec la fonte des neiges, suite aux températures relativement élevées du mois de mars. Cependant, ce qui inquiète le plus, ce sont ces quantités de pluie ininterrompues que le sol n’arrive plus à absorber.

Les talus gorgés d’eau commencent à ébouler, entraînant parfois, des arbres qui s’abattent sur la route.

En plusieurs endroits les fossés sont obstrués par des éboulis alors que des chutes de pierres menacent les automobilistes qui doivent redoubler de prudence. Avec l’apparition du soleil, il va falloir s’attendre à des éboulements plus importants. A l’intérieur des foyers on doit faire face à des infiltrations d’eau que les toitures et dalles n’arrivent pas à endiguer.

Les agriculteurs quant à eux, parlent de « don du ciel » qui annonce une bonne saison. Ils redoutent cependant, les chutes de grêles, fréquentes en cette saison, qui peuvent compromettre la prochaine récolte de fruits, notamment les cerises. Les fleurs des cerisiers risquent en effet d’être endommagées par la violence des grêlons.

A. O. T.