Le Conseil national économique et social (CNES) a élaboré le Rapport national de développement humain (RNDH 2008), Mohamed Seghir Babès, président du CNES, a été l’invité de la Chaîne III vendredi pour parler de ce rapport. M. Babès a révélé que durant la dernière décennie, le développement de la société algérienne a connu un grand progrès significatif. Il a ajouté que «l’une des indications majeures de ce rapport est que notre pays est au peloton des pays dits à développement humain moyen». Ainsi, le président du CNES a notamment cité les indicateurs relatifs à l’amélioration des conditions de vie notamment en matière de santé, d’éducation et de développement économique. En matière de vie à la naissance, «l’Algérie est sortie du lot des pays à développement humain moyen et se classe au même niveau de certains pays européens sinon au-dessus», a affirmé M. Babès, en citant des pays comme l’Ukraine, la Russie, l’Estonie ou la Roumanie. Le président du CNES a également révélé que la présence de la femme est remarquable, non seulement dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, mais aussi dans celui de la justice ou 35% des magistrats sont des femmes.
Ainsi, selon lui, la présence » de la femme dans l’activité économique est une tendance lourde donnant l’exemple l’existence de quelques 100. 000 femmes nscrites au registre du commerce comme chefs d’entreprises qui contribuent à la création de richesse et d’emplois. L’«Algérie, dira-t-il, est le seul pays de la région de l’Afrique et du Moyen Orient qui avance ce taux dans ce secteur».
Le président du CNES a confié que des rencontres seront prochainement organisées avec des membres du gouvernement, notamment ceux directement concernés par le développement humain, ainsi qu’avec la communauté universitaire et les représentants de la société civile afin de débattre des éléments contenus dans le rapport et de tirer les enseignements pour chaque partie. En outre, le CNES se penchera, selon lui, sur trois dossiers concernant la sécurité alimentaire du pays, la sécurité sanitaire et la sécurité énergétique.
Kahina Hammani
