Les passants menacés par des blocs de béton

On ne cesse d’attirer notre attention sur une catastrophe imminente, sans que ceux qui sont censés assurer la sécurité des citoyens, s’en émeuvent.

La dalle du marché en phase de démolition, laisse pendre de nombreux blocs de béton accrochés à des tiges. Juste en dessous, des centaines de personnes qui dans un va-et-vient incessant, empruntent ce passage obligé, deux fois par semaine, pour se rendre au marché des fruits et légumes.

Quelques mètres plus loin, des bâtiments évacués par leurs habitants, il y a quelques jours, menacent de s’effondrer, sans qu’on y interdise l’accès.

Non loin de la rue des cordonniers, ce sont des pans de murs entiers, détachés de poutres qui sont suspendus au-dessus des voitures et des citoyens de passage, comme une épée de Damoclès.

Plus bas, en pleine place du marché, une bâtisse, datant de la colonisation, menace ruine à la moindre secousse.

Fissurée et inclinée vers le milieu de la route, elle semble attendre qu’un coup de vent violent lui donne le coup de grâce. Si on devait faire l’inventaire des dangers potentiels, le commun des mortels éviterait de s’aventurer à mettre les pieds dans cette ville où la menace est omniprésente. Si on ne peut rien faire contre le travail inexorable de la nature, on peut, au moins, éviter qu’une catastrophe ne survienne, en prenant les dispositions qui s’imposent. Si un accident venait à se produire, la notion de non-assistance à personne en danger, serait certainement évoquée.

A. O. T